De retour en Nouvelle Zelande ! enfin ! un peu de fraicheur, des paysages verts, les retrouvailles avec nos amis, ca fait un bien fou.
On est arrive a l'aeroport d'Auckland a peu pres au moment ou Brooke terminait son service a l'aeroport justement, donc a pas eu a attendre longtemps pour qu'elle vienne nous chercher, mais deja, ces quelques minutes passees au soleil, a la sortie de l'aeroport, avec cet air frais, qui sens la Nouvelle Zelande et rien d'autres, quel plaisir. Nous voila donc arrive chez Brooke, les retrouvailles sont au top, retour avec la civilisation, une cuisine propre, des chiottes ou on peut s'assoir sans chopper la Malagapeste (Malaria + Gale + Peste), on y passera que 2 jours parce qu'on a qu'une hate maintenant retrouver le van, va probablement y avoir un peu de boulot dessus, les deux batteries et les pneus a plat, l'huile aura probablement deserte tout les tuyaux du moteur, enfin bref, de quoi s'occuper.
On trace donc direction Te Puke, a peine arrive, on s'arrete au shop acheter un pack de biere pour feter notre retour a la ferme, Gibby passe nous chercher quelques minutes plus tard et nous annonce que c'est gros apero ce soir, ya les All blacks qui jouent contre les Ozzies, pour l'occasion y'a un de leurs amis, accompagne par deux backpackers Polonais qui logent chez lui pour le moment (c'est fou ca, vous avez deja entendu ca en France vous? ici c'est a tout les coins de rue).
Voila quelques jours maintenant qu'on est a la ferme, on a ete agreablement surprise de voir que le van a demarre au quart de tour, que les pneus etaient nullement degonfles, rien a bricoler dessus, une vrai bête ce Cool banana's. On a fait le plein de matos de peche, après ces quelques semaines avec Fanch et Anna en indo, on a eu envie de se mettre a la peche au leurre, alors on a profite que Maree notre hote travaille dans un magasin de peche pour obtenir de sacrees reducs, et nous voila tout equipe, entre la peche normale, la peche au leurre et la chasse sous marine, on devrait manger du poisson regulierement, esperons.
Enfin bref, un article un peu inutile mais on a juste envie de dire qu'on est super heureux d'etre de retour, il fait frais, froid meme la nuit, mais en journee quand il y a du soleil (9j sur 10) il fait un bon 20/23, rien a envier a un ete Breton, l'air est pur, ca sens l'iode des qu'on pointe le nez dehors, nous revoila de nouveau libre, avec aucune autre obligation que celle d'etre le 6decembre a Auckland pour un retour en BZH, ah oui et aussi celle de pas de faire gauler par le Ministry of Justice ou le Manukau Instance Court, qui nous recherchent partout pour nous faire payer nos amendes de Free camping. Oups :)
On The Road Again.
Blog qui permettra de suivre notre parcours en Nouvelle Zélande au travers de photos et de courts récits..
vendredi 30 août 2013
mercredi 14 août 2013
Gili Meno - Ubud, 70km, 14h de voyage.
Zou des nouvelles, nous voila tout fraichement arrivé à Ubud après un
long périple, mais d’abord, quelques mots sur Gili Meno. Comme prévu, et comme
l’an dernier, Gili Meno est notre meilleur souvenir de tout notre voyage, des
petites paillottes sur le bord d’une plage de corail, a quelques pas d’une eau
bleu tiède et translucide, que de bonheur pour nos mirettes, que ça soit en
dehors de l’eau a admirer le paysage, ou en dedans de l’eau, pour admirer les
coraux, les poissons, et la bonne quarantaine de tortues qui doit vivre ici.
Niveau tortue, c’est incroyable, il y a quelques jours de ça je parlais d’une
plongée ou j’avais vu 17 ou 18 tortues a Gili T, ça reste le record, seulement
c’était pas toujours aussi régulier, alors qu’a Gili Meno, c’était
systematique, a chaque sortie (ce qui signifie, 3 a 4 fois par jour) on
aperçois AU MOINS, un demi douzaine de tortues, certa ines jeunes et timide, a la carapace encore reluisante et
cirée a la brique, celle-ci ne se laissent pas trop approcher, craignant que
cette bestiole qui gigotte maladroitement viennent lui tacher sa belle carapace
tunée, d’autres sont beaucoup plus à l’aise avec les humains, elles en ont tout
simplement rien a foutre, pour peur qu’on les embête pas, on peut les approcher
de si près qu’on pourrait leur mettre le doigt dans l’œil (je sais, drole
d’idée !), celle-ci sont plus agées, leur carapace est la pour le prouver,
enorme, strillée de cicatrices et parfois d’algues, l’an dernier avec Alizée
nous étions tombé sur un vieux male, qui, a sa taille, est évalué a au moins
70/80ans, ce qui commence a faire, nous sommes retombé dessus pendant notre
séjour, sa taille est surprenante, elle fait 2 a 3 fois la taille des autres
tortues, et c’est pourtant un spécimen de la même espèce, à croire que peu de
tortues vivent aussi vieux que celui-ci, ou alors passent leurs retraites sous
d’autres lattitude. Autre point, grâce a ce stage intensif de Freediving, je
peux maintenant aller voir beaucoup plus profond ce qui se passe dans les
profondeurs, sans avoir besoin de remonter respirer au bout de 30 secondes,
sacrée atout puisque le spot de snorkelling de Gili Meno est longé par une
fosse qui descend progressivement jusqu’au 50m (loin de moi l’idée d’atteindre
de telles profondeurs a l’heure qu’il est), mais déjà, a 20/25m, les poissons
n’ont plus l’habitude d’être sollicité, on peut donc les approcher plus
facilement, et en cherchant dans les crevasses des coraux, je suis
tombé sur
plusieurs beaux spécimen de Langouste, d’enormes Snapper, d’autres poissons
style « léopard » (Juju reconnaitra probablement, on en a croisé un
gros y’a deux ans sur la GB), et également sur de gros lion fish, ou scorpion
fish, pour le coup je suis pas sur, les spécialistes se feront leur idée en
regardant la photo qui illustre cet article, ce sont des poissons magnifiques,
équipés de dards (très venimeux) et de nageoires fantaisistes dans tout les
sens, j’en avais jamais vu avant, et j’ai du en voir 5 ou 6 maintenant, du tout
jeune petit et timide au gros adulte qui se gonfle lorsqu’on l’approche, très
belle rencontre.
Outre tout ça, Gili Meno est toujours aussi tranquille, il y a quelques
nouveaux home stay par rapport a l’année dernière, mais le developpement est
moins flagrant qu’a Padang Padang par exemple, bien que visible. On a également
eu la surprise de tomber sur un grand nombre de resorts fantomes, certains
perdu au milieu de l’ile, d’autres placés sur de magnifiques terrains au bord
de la mer, ils sont totalement abandonnés aux elements, leurs toits s’effondrent,
leur passerelles s’effritent, leurs piscines sont rempli de nénuphars et
certaines abritent même déjà des poissons. Le plus étonnant dans tout ça, c’est
qu’outre les toits qui s’effondrent, les quelques chalets qui sont encore
debout paraissent extrêmement récent, leurs grandes vitres sont encore toute en
place, pas un gamin n’est venu les caillasser (activitée plus que réjouissante
pour le premier petit malin qui découvre une zone désaffectée en premier), ça
donne un effet assez glauque a cet environnement, plusieurs théories vont bon
train quand on en parle a des expat’, certain parlent de l’attentat de Kuta il
y a quelques années, qui a totalement bouleversée l’économie locale, d’autres
expliquent simplement que ces resorts appartenaient a des Balinais au culte
Hindoue, et qu’ils n’ont pas été très bien acceuilli par les locaux qui
pratiquent l’Islam, peu importe la raison au fond, ça fait juste froid dans le
dos !
Petite anecdote, Gili Meno n’a aucun distributeur de billets, banque,
money changer, ou quoi que ce soit qui permettent d’obtenir de l’argent, il
faut donc prévoir son budget, ou comme nous, après le premier jour on se dit
que « fuck off » on va s’en mettre plein le bide et on explose le
budget. Et dans ce cas, la seule solution c’est de retourner a Gili T, chose
aisée a priori, après tout, l’ile se trouve qu’a environ 300/400m de Gili Meno,
c’est vite fait en bateau. Evidement, tout cela n’est pas valable en indonesie,
j’aurais encore une fois du m’en douter. Départ le matin a 8h, 40minutes de
marche pour rejoindre le port ou je saute dans le public boat, le capitaine me
dit qu’il peut m’attendre 15 a 20minutes, juste le temps de retirer des sous
dans l’un des trois distributeurs qui se trouvent devant le port. A priori,
20minutes pour retirer de l’argent, c’est jouable. Sauf que non, pas ici. Aucun
des distributeurs disponible n’a d’argent en stock, je me suis tapé les 14 distributeurs de l’ile, avant de
finalement trouver un distributeur au sein d’un Home Stay de luxe, qui lui
avait encore du cash. Evidement, le temps de faire tout ça et de revenir au
port, le bateau était parti depuis des lustres. Je me rends donc au guichet
leur demander a quelle heure est le prochain bateau, « 4pm, and you can’t
use this ticket, this ticket was for return 9.30am, you’re late, you need new
ticket » Ha Ha, la bonne blague, je dois racheter un ticket, en plus
d’attendre 6h a rien foutre ? ma
chère madame, il vous est bien égale de me prendre pour un jambon vous qui ne
mangez pas de porc ? j’ai pas racheté de ticket, et j’ai pu remonter quand
même dans un bateau a 4pm, mais donc au final, pour retirer de l’argent a 300m
a vol d’oiseau de notre Home Stay, ça m’a pris 9h, une belle journée de gachée,
un coup classique qu’on baptisera désormais d’un coup « à
l’Indonesienne ».
Après 6jours sur place, il est temps de repartir, ça tombe bien, on a un
peu hate de retrouver Fanch et Annabelle, et se rapprocher de Bali, c’est aussi
se rapprocher de la Nouvelle Zélande, qui commence a nous manquer. On a déjà
reservé a l’avance notre billet « all included » de Gili Meno jusqu’à
Ubud, pour un prix raisonnable, (3fois moins cher que le fast boat, mais au
final…on aurait ptet dut prendre le fast boat), en gros le trajet inclus :
Public Boat de Gili Meno a Bangsal, Lombok, trajet en shuttle jusqu’à Lembar,
on embarque dans le gros Ferry, puis on trace a Padang Bai, Bali, et ensuite a
nouveau une shuttle jusqu’à Ubud. A l’achat,
le gars nous a assuré « 5pm, you will be in Ubud !” bon, c’est pas
trop mal, on part tout de même a 7h du matin, ça va faire une longue journée.
Oui sauf qu’a 5pm, on était toujours au
milieu de l’océan.
A 7h du matin donc, on a embarqué dans un
Public Boat surchargé, direction Bangsal, sur place, on est pas encore descendu
du bateau qu’un local nous saute dessus « ticket ? what
company ? » on lui dit notre compagnie, il nous répond « OK we
go fast, they are waiting for you » « ah bon ? mais on est pas
le premier bateau de la journée ? qui peut bien nous attendre a cette
heure ci ? » et la le mec se dirige vers son taxi-charrette, balance
nos sacs dedans et nous presse « quick quick, you’re late »,comme ils
savent si bien le faire, le mec a l’air sur de lui, je lui demande si son taxi
est inclus dans le prix, il nous balance une phrase de 15 secondes composés
d’un seul et très long mot, histoire qu’on y bite rien, puisqu’au final il n’a
absolument rien a voir avec la compagnie, et qu’il prévoit de nous charger une
ptite somme une fois déposé, alors qu’on est qu’a 5min a pied de la ou il veut
nous emmener ! C’est Louison qui a reussi a déjouer son entourloupe, et
quand il a finalement compris qu’on se laissera pas avoir, il se barre en
laissant nos sacs dans sa chariotte du diable, sans dire un mot, a la recherche
d’un nouveau pigeon (et y’en a du pigeon, nous y compris !) au final, on a
marché jusqu’au point de rendez vous et on a attendu une bonne heure que la
navette arrive, alors son « quick quick you’re late… » il peut se le
mettre à l’endroit qui voit jamais la lumière du jour. Après 2h de taxi, on
arrive finalement au port, on embarque, on attend encore une heure, il y a plus
de place a l’intérieur, on est obligé de se mettre sur le pont arrière, en
plein soleil, les 4h de traversée s’annoncent caniculaire, et effectivement, on
a suffoqué comme un pingouin aux maldives. (rajouté plus tard : autre
point que j’ai oublié de préciser, l’état du bateau, le sol était tellement
crasseux que absolument tout ceux qui étaient assis sur le pont ont foutu en l’air
leurs fringues, vu la crasse je m’était contenté d’un petit banc peint en jaune
tout propre, mais la peinture ne supportant pas la chaleur, le jaune est
maintenant sur mon short, et le banc a repris sa couleur d’origine, j’ai été
heureux de foutre mon short a la poubelle a peine arrivé a Bali) Après ces 4h,
nous voila en vu du port, sauf qu’un petit malin de capitaine de ferry a
défoncé un des deux quais avec son bateau (non mais sérieusement…) donc il n’y
a plus qu’un quai en état, et il faut faire la queue… c’est donc 2h de plus
qu’on passe sur le pont, mais la, y’a plus de soleil, il s’est couché, et le
vent s’est levé, la temperature baisse de 15 degrès, et on passe 2h comme ça a
se les geler. La journée commence à être bien longue. Une fois débarquée, nous
voila embarqué en express dans une des navettes, une navette prévue pour 9
personnes, on est 16, plus les bagages calés entre les sièges, sous les gens,
sur le toit (sans galerie, saucissonnés avec du fil de meule de foin), et c’est
donc après l’équivalent d’un vol Kuala Lumpur – Paris qu’on finit notre voyage
de 70km, totalement rincé. Il est 21h, on a aucun endroit ou dormir et tous les
home stays d’ubud affichent des prix faramineux. On finit par tomber par hasard
sur un petit balinais a moustache, qui a un faux air de Magnum avec le rire de
Steve Urckle (curieux mélange), et il nous propose une chambre incroyable, pour
un prix certes plus élevé qu’a l’accoutumée, mais après tout « life is for
living » comme on dit, alors nous voila maintenant installé au frais dans
notre chambre au lit King Fucking Size. Widia (Mr Magnum Urckel), a vraiment
été notre sauveur, avec sa gentillesse balinaise, et son sourire reconfortant.
Quand il nous a proposé de venir voir son home stay, nous étions vraiment
épuisé, Lou avait une sacrée migraine,il était tard, et c’est un peu dépité
qu’on est monté dans sa voiture pour aller voir sa chambre, sans savoir si
c’était une belle arnaque ou non, et ô miracle, ca ne l’était pas du
tout !
et
pour couronner le tout, on a trouvé un veritable supermarché (pas une superette
ou le prix change selon la gueule du client et la profondeur de ses poches), un
vrai supermarché, avec les prix affichés et pareils pour tout le monde !
oh bonheur ! on s’est fait super plaisir, on a trouvé du pain frais, du
jambon et du fromage, et PAF, le casse croute qui tue arrosé d’une bière 3 fois
moins cher que dans n’importe quel autre endroit, la journée se termine bien
mieux qu’elle ne s’était déroulée !
On va rester ici un jour ou deux
seulement, le temps de faire le Souk d’Ubud pour ramener des souvenirs aux amis
Néo Zelandais, et ensuite on rejoint Fanch et Anna a Bingin pour nos derniers
jours en Indonesie.
mercredi 7 août 2013
Allah Wakbar, Allah Wakbar, Allah Wakbar, Allah Wakbar, Allah Wakbar, Allah Wakbar, ...
Je suis finalement retourné plonger avec les gars du club de Freediving,
et j'ai pu descendre jusqu'aux 30m relativement facilement, a la bonne surprise
des monos, généralement il faut un peu plus de technique (qu'on apprend au
niveau 2) pour descendre a ces profondeurs, spécialement en ce qui concerne la
decompression des oreilles, ou dans 90% des cas, la technique de Frenzel que
j'utilise n'est plus suffisante a partir de 28/29m, mais la pas de soucis, donc
ce fut encore une bonne expèrience, et j'ai déjà bien hate a la prochaine ou je
tenterais les 35 / 40m, mais après ça il faudra vraiment que je passe au niveau
2 si je veux pas qu'un de mes tympans explose comme ce qui est arrivé a un
collègue du club hier. Oups.

Sinon aujourd'hui session snorkelling, pour changer, aperçu quelques
tortues et surtout un sea snake d'un bon mêtre, chose incroyable pour moi qui
n'en avait vu que deux fois auparavant, et pas dans des conditions aussi
idéales pour l'observer, malheuresement ma Go Pro a pas voulu s'allumer, panne
de batterie, c'était le moment ! ducoup c'est un peu dégouté de pas avoir pu
ramener de belles images pour montrer à Lou que je sors de l'eau, le temps
d'aller manger et de retourner a la chambre chercher ma batterie de secours, et
je retourne dans l'eau, dans le faible espoir de retomber sur le serpent. En
début de session, je suis tombé sur pas moins de 17 tortues en 200m, une vraie
reunion tuperware, y'en avais dans tout les coins de mon masque ! Et, plus
tard, par une chance et un karma dont je ne doute maintenant absolument plus,
je suis retombé sur le serpent, avec une batterie de Go Pro pleine, wouhou !
j'ai donc passé 30min a le suivre et a nager avec lui, ça avait pas l'air de le
déranger le moins du monde, et même si son venin est mortel, il n'a montré
aucun signe d'aggressivité, et est même venu proche de la caméra que je lui
tendais, dans un élan de curiosité, bref, encore une super rencontre sous
marine !
By Lou :
Me voila de nouveau sur pied pour écrire un petit article moi aussi!
hééééé oui il fallait s'en douter, sur 2 mois passé en indonésie , il
fallait bien un moment avoir une petite intoxication alimentaire, ca serait pas
marrant sinon!
C'était donc mon tour! bon j'ai eu de la chance dans ma malchance, parce
que ca n'a pas duré si longtemps que ca, j'ai été KO vraiment deux jours. qui
parraissent interminables !
bref j'avais envie de partager un petit plaisir qu'on a redécouvert
depuis qu'on est a Gili Trawagan; le pain! et oui ici, tous les sandwichs sont
servis dans du vrai pain, on voit le mot baguette inscrit sur tout les menus,
meme avec un petit plat de pate on a un petit bout de pain, et en plus de ca ,
ce pain est super bon! (en disant ca je me rends compte qu'en faite, ce pain
nous semble bon parce que depuis 8 mois maintenant le seul pain qu'on a manger
c'est du pain de mie..)
Aprés avoir papoter avec une locale Guillaume a appris que c'est grace a
un francais qui s'est installé ici et qui fournit tous les restos de l'ile en
pain! alors Merci Charlie! ( avis aux apprentis boulanger en quete d'avenir
fructueux sur ile paradisiaque!)
Bon cela dit, meme si manger du pain fait du bien au moral, notre budget
alimentation explose un peu ici, difficile de trouver des petits warungs comme
on en avait l'habitude a kuta lombok ou meme nusa lembongan, ou on mangeait
pour 3 euros a deux avec des boissons. Ici, on tournait plus autour de 10 euros
sans boissons, avant de trouver un resto qui faisait des offres spéciales et
qui n'avait pas de taxes ou on s'en sort pour 6/7e.
La petite surprise ici c'est que la plupart des restaurants n'incluent
pas les taxes du gouvernement (21%) et de service dans le prix (5-10%), du coup
au moment de payer, le prix est netttemenet plus élevé. Donc si vous venez
passer un bout de vacances ici, n'oubliez pas de regarder la petite note écrit
un tout petit petit en bas du menu!
Aprés ma petite tourista et l'épisode petit warung qui sent la mort avec
le poulet par terre, nous sommes comme qui dirait entré dans un phase, on en a
un peu marre de la "local food", donc c'est un plaisir de manger de
nouveau a l'occidentale..meme si on pourrait parier qu'en rentrant en nouvelle
zelande, aprés 2 semaines de pates au thon on revera d'un bon nasi campur ou
autres mie goreng! que voulez vous, la nature humaine ne serait pas d'etre
inlassablement à la recherche de quelque chose de nouveau?
Gili Trawagan est de manière générale plus chère que Lombok, ou Nusa
Lembongan. L'ile se prette d'autant plus
a la dépense, il y a des petits restos sympas, des bars sympas, des
"cinémas" sur la plage, de jolies boutiques...Tout insite a dépenser
et a se faire plaisirs ici, d'autant plus que la seule autre activité sur l'ile
est la plage (pour LouiLoui) et le snorkelling (pour GuiGui). Beaucoup de
touristes qui viennent en vacances ici ont un budget plus large que le notre,
on se laisse donc un peu porter par ce flot. Demain nous partons loin de toute
ces tentations, direction Gili Meno, la plus calme des 3 Gilis!
By Guillaume (bis)
On est le 7 aout, je crois que demain doit finir le ramadan, ici c’est
la folie, tout les locaux ont branché leurs sono, et tous se relaient a hurler
« allah wakbar », c’est plus du chant, c’est des hurlements dans des
sonos qui saturent, evidement ils s’arrangent pour pas être en rythme avec
leurs voisins qui font de même, ni la mosquée qui a la plus grosse sono, c’est
un capharnaum pas possible, ça fait 2h que ça dure, dans 2h il est minuit, on
espère qu’ils iront se coucher car le ramadan sera fini. J’espère vraiment que
c’est la fin, parce que j’ai entendu des gens dirent que c’est comme ça
jusqu’au 13, ce qui serait tout simplement insoutenable. Pour le plaisir j’ai
enregistré un peu ce qu’on entend depuis la chambre pour vous le faire
partager, je mettrais ça en ligne dès que possible. Tiens, je viens d’entendre
un coup de feu, serais ce un occidental qui lache ses nerfs ? en attendant,
on prie pour une coupure d’électricité générale a toute l’ile, plus de sono,
inch’allah.
Ça y est, on est à Gili Meno, ici pas de mosquée, pas de muezzin, pas de
Allah wakbar a repetition pendant 12h d’affilé. Le silence règne en maitre, un
peu de brise marine pour faire baisser la temperature, on s’y sens bien !
ça a été la galère pour venir jusque la puisque contre toute attente aujourd ‘hui
tout le monde a décidé de prendre des vacances, en fait c’était prévisible, c’est
le jour du lendemain du ramadan, seulement ils ont prévenus personne, certains
commerçant ont vendus des billets de bateau pour aujourd’hui, mais finalement
ils ne bossent pas aujourd’hui… bref ce matin c’était le bordel au port, quand
le même mec qui m’a assuré il y ‘a quelques jours que le 8 y’aurais pas de
soucis pour prendre le bateau, m’annonce que finalement non, pas de bateau
aujourd’hui, après l’atroce nuit qu’on avait passé j’ai bien cru que j’allais
tout casser. Mais nous y voila, enfin, la
chambre est juste incroyable, une cabane sur pilotis posé sur le sable,
parfait. On a croisé un Cobra ce matin, impressionnante bestiole qui venait de
faire sa fete a une grosse grenouille.
dimanche 4 août 2013
"Parfois, il faut une bonne raison pour remonter" Jacques Mayol.
Les paragraphes ci dessous ont été écrits sur plusieurs jours, donc ça peut paraitre un peu bizarre dans la rédaction parfois.
départ de Kuta Lombok
vers les 8h du matin, forcément a cette heure la les managers sont pas encore
levé, donc on dit probablement définitivement adieu a toute excuse de leur part
pour ce braquage, mais qu'importe, ON SE BARRE ! ça faisait longtemps qu'on
avait pas ressenti un tel sentiment. Bref, nous voila en route direction
Senggigi, retrouvé Hallil, on en profite pour changer de l'argent, pour ceux
qui suivent le blog, ils se rappelerons de ce petit commerçant qui nous avais
promis le meilleur taux et qui nous avait menti, on ne s'est pas fait avoir
cette fois ci, et ça fait du bien au moral. Encore un peu de route vers le
nord, et nous voila embarqué sur un petit public boat totalement surchargé, la
traversée n'est pas longue, mais vu le bateau surchargé et la houle, bien trop
longue pour Louison !
On arrive à Gili T,
persuadé qu'on va se faire envahir de gens qui veulent nous vendre une chambre,
quenini ! oh bonheur ! Il y'a qu'une seule personne qui nous offre une chambre
a 200 000, on lui dit qu'on cherche a 100 000, il negocie a 120 000 direct, on
va voir la chambre, effectivement, on comprend mieux pourquoi il a negocié
aussi bas sans se battre un peu, un taudis immonde. Bon tanpis on repars, et
voila qu'un jeune homme fort sympathique nous aborde, nous propose des
champignons, de la weed, et une chambre, en voila un qui sait nous parler ! On
va visiter son petit homestay de seulement 4 chambres, c'est plutot sympa, et
pour seulement 100 000 a 5min de la plage, donc a ce prix la, tanpis pour les
quelques cafards qui trainent. Sur la route pour visiter son homestay, Louison
demande ou se trouve la mosquée "oh ! Are you Muslim?" "ah euh
no, just to know...", on a pas osé lui dire que c'était juste pour le
bordel du muezzin qu'on voulait savoir, bon finalement on oublie un peu cette
donnée, et c'est que quelques heures plus tard, une fois installé qu'on se rend
compte que la mosquée est dans le jardin d'a coté. Mais ça va, ici le Muezzin
fait bien son boulot, il réveille ses copains a 3h du mat et 5h, mais après
5minutes de chant, il coupe son micro et continue a chanter sans l'aide des
enceintes, en voila un Muezzin qu'il est sympa !
On est allé se ballader
un peu le long de la plage, quel bonheur de marcher librement sans se faire
harceler/agresser/reluquer, on peut marcher tranquille, discuter ou pas avec
les locaux si on a envie ou non, ça repose. Il ya une petite nurserie de
tortues de mer sur la plage, des centaines de bébés tortues qui pataugent,
c'est super, les voila a l'abri des prédateurs, jusqu'a ce qu'elles atteignent
l'age de 8mois, ou elle seront alors assez robuste pour affronter le grand bleu
qui les attends a seulement quelques dizaines de metres.
On a commencé aussi notre
premiere sortie Snorkel, wouhou ! Je m'attendais a avoir de l'eau un peu moins
belle que l'an passé, puisque a la saison seche (maintenant), il ya enormement
de vent tout le temps, alors qu'a la saison des pluies c'était pétole tout le
temps, mais non, ici pas trop de vent, et l'eau est assez claire pour y voir a
20/25m. C'est donc dans de l'eau magnifique et chaude que Louison aura vu sa
première tortue, ses 3 premières tortues même, entrain de paitre tranquillement
dans le corail, quel bonheur de retrouver ça, ce sont vraiment des animaux
magnifiques et paisibles, de vrais merveilles. On aura aussi aperçu un truc
dont je peux pas dire le nom, mais pour ceux qui ont vu Océan de J.Perrin, dans
la séquence de nuit, ya une bestiole qui creuse son trou et se bat avec un
crabe qui lui veut du mal, et la bestiole lui colle une droite a la Mike Tyson
et lui arrache une patte, bin c'est cette bestiole la que j'ai vu, au couché du
soleil puisque c'est un animal nocturne, avec la nuit qui approche, les gros
snappers et autres prédateurs sont aussi de sortie, on est également tombé sur
un serpent de mer dans 30cm d'eau, j'ai failli poser ma main dessus par
inadvertance, je suis bien content de pas l'avoir fait, finir aux urgences le
premier jour sur les Gilis, c'était pas au programme.
Le soir on a mangé a un
marché nocturne, l'ambiance y est super, il y a plein de petites échoppes
locales avec leur petites remorques qui font un peu de tout et beaucoup de
n'importe quoi, a des prix raisonnables, c'était sympa, pendant un instant on
se serait crut au festival interceltique.
Un peu plus tard on est
tombé sur un cinéma en plein air, des canapés et matelas posé a même le sable
de la plage, avec une grande bache blanche tendu entre deux cocotiers, et un
retroprojecteur posé sur une caisse de Bintang, et ce soir au programme c'est
The Hangover Part III ! ça tombe bien, on avait pas pu allez le voir en
Nouvelle Zelande vu le prix du cinéma la bas, ici c'est 5e, bière incluse,
alors on se lâche, un cinéma sur une plage paradisiaque sous les étoiles de
l'hemisphère sud, ça arrive pas souvent.
Bref, voila le résumé de
notre premier jour sur Gili T, et on se sent bien ,on se sent mieux que durant
les 15 derniers jours, pourvu que ça dure!
Un petit mot rapide pour
résumer le deuxieme jour, journée snorkelling encore une fois, des tortues de
partout et même une petite murène, au top. Par contre ça y est, Louison est
malade, c’est son tour ! pas très drole comme situation, mais du coup on
va encore une fois faire péter la banque (c’est marrant, depuis qu’on s’est
fait volé 200$ on regarde beaucoup moins a la dépense, ça posera des problèmes
d’ici quelques temps, mais fuck it) ; pour manger dans un resto ou les
gens savent cuisiner, et avec un minimum d’hygiène, parce que notre dernier
repas dans un Warung de local, le poulet cru était étalé par terre et couvert
de mouche avant qu’elle le mette dans la poele, autant dire qu’après avoir vu
ça on a rien mangé.
La vie est un peu plus
cher partout ici, pour le même plat habituellement a 1$, ici il faut débourser
3 ou 4$, certains produits ont doublé, en fait tout ce que les occidentaux
aiment bien, y’a tellement de touriste ici qu’ils ont doublé voir triplé le
prix d’un coca par exemple, ou d’un paquet de chips, un peu plus tot dans la
journée je suis parti avec 200 000 en poche, une fortune ! avec ça on
peut faire 2 plongées bouteilles, donc je suis parti avec tout cet argent dans
l’espoir d’acheter de la crème solaire et du dentifrice, j’ai dû abandonner le
dentifrice, pour la même crème acheter 4$ y’a deux semaines, ici c’est 30$, je
demande la raison au vendeur « transport my friend ! » bah dis
donc, il doit venir en speed boat privé le pot de crème solaire !
finalement après avoir fouiné j’ai trouvé ce qui ressemble a de la crème
solaire un peu périmée pour 15$, et pour le dentifrice, faudra repasser,
j’avais pas les 10$ demandé ! J’espère qu’après avoir investi dans ce
dentifrice, j’aurais le même sourire que celui du vendeur avait en m’annonçant
le prix.
3eme jour, Louison a
toujours aussi mal au ventre, du coup direction la « clinique »
locale pour moi de bon matin, ayant quelques problèmes de décompression depuis
quelques semaines quand je vais plonger, je me dis que j’vais en profiter de
voir un médecin pour qu’il m’enlève la merde qui doit me bloquer l’oreille.
J’arrive sur place, parfait y’a personne, y’a généralement une file
d’occidentaux dans le même cas que Lou qui attendent pour leur médicament dans
ce genre de clinique. J’explique le problème de Lou, le mec me file les médocs,
puis je lui explique mon problème, il me propose de m’examiner, j’accepte bien
volontiers, après quelques secondes de trifouillage il m’annonce que
effectivement, y’a bien une merde qui m’obstrue l’oreille gauche, et que si je
veux, il peut l’enlever. Je lui demande le prix de la prestation,
« 300 000rp, ah oui, et pour avoir regardé, c’était
250 000 », ah bon, allons y alors ! Du coup, 5min chez le medecin,
on s’en sort pour une facture de 80euros, on trouvait que les medecins
australiens et néo zelandais s’en mettaient plein les poches a 70$ la
consultation, mais finalement, vu leur niveau de vie et le niveau de vie ici en
Indo, ce medecin gagne environ 6 a 7 fois plus qu’un medecin Neo Zelandais, a
l’aise le mec ! Enfin, Louison a ses ptits médocs, et j’aurais plus de
problèmes dans les plongées a venir, le confort a un coup.
Maintenant que Louison a
ses médicaments, le médecin a bien précisé, du repos, beaucoup de repos.
Damned. Depuis la prière de midi, la mosquée d’a côté n’a pas arreté une
seconde de hurler, c’est même plus des chants, d’ailleurs, la il est 21h,
certains sont a la mosquée depuis 5h ce matin, et maintenant qu’il fait nuit,
c’est l’heure des festivités gastronomique, ducoup les fidèles se relaient et
ça se goinfre devant la mosquée, et ça bois, non pas de l’eau, mais de la bière
(c’est bien la peine de passer sa journée a la mosquée pour picoler de la bière
devant la porte en fumant un gros pétard), a tout va, et cette rotation
s’effectue depuis bientôt 3h, ducoup tout le monde a bu son coup, et maintenant
ils chantent en groupe dans le micro, a moitié saoul, on se croirait a un
mauvais karaoké de la tranche sur mer un soir du 14 juillet, en pire quand même
puisqu’ils s’obstinent a chanter en arabe, et aucun d’eux ne parle ni ne
comprend l’arabe. Normalement ça doit continuer jusqu’à minuit, et on devrait
avoir une pause en minuit et 3h, ou Louison aura interet a trouver le sommeil
si elle veut suivre les indications du médecin, et demain c’est vendredi, jour
des enfants apprenti muezzin, qui sont encore en train d’apprendre a parler et
non hurler dans le micro et comment eviter les larsens qui font trembler les
vitres de temps en temps. D’ailleurs tout ce folklore nous fais penser qu’être
athée, ou autre chose que musulman dans un pays a 90% musulman, ça doit pas
être facile, surtout en periode de ramadan, tu peux pas passer à côté ni faire
semblant de pas l’entendre. Quand on vois qu’en France, pays laique, certaines
personnes ralent contre les cloches des eglises qui sonnent toutes les heures,
ça ferait un sacrée barouf si d’un coup nos curés a calvitie investissaient
dans une sono de fête foraine pour faire la messe en latin a midi, 15h, de 17h
a 23h, 3h et 5h du mat’ ! Enfin bon, même si c’est très bruyant ici et un
peu ennuyeux pour que Louison aille mieux, les gens du coin nous sont beaucoup
plus sympathique qu’a Lombok, ils sont plus ouvert et chaleureux, et moins en
chien aussi, plus de regards salace, ni de remarque déplacées, ça fait du bien,
et quand on essaye de parler leur langue, ils s’amusent de nous voir essayer,
et ne se foutent plus de notre gueule en nous pointant du doigt, ça aussi c’est
plus chouette.
03/08/2013
Deux super journées
viennent de se terminer pour moi, une formation de deux jours pour être diplomé
du Freediver SSI level 1, pour ceux qui se demandent ce que c’est que du
Freediving, en France on appellerait ça de l’apnée a priori, et vous imaginez
pas que j’ai passé deux jours la tete dans une baignoire a compter combien de
temps je reste sous l’eau avec ma montre flik flak, rappelez vous plutôt du
Grand Bleu, c’est ça, le Freediving. Le niveau 1 permet d’apprendre les bases
pour pouvoir s’entrainer et progresser en utilisant les bonnes techniques de relaxation,
de nage et de comprendre les réactions physiques qui interviennent sous l’eau,
c’est vraiment super interessant, un peu de théorie, un peu d’exercice de
relaxation et de techniques de respiration, et zou, a la flotte, nous voila au
large des Gilis, plusieurs bouées sont installés, avec une corde qui descend de
chacune d’entre elle dans le grand bleu, a différentes profondeur. Pour la
notre, celle des débutants, le premier jour on s’est contenté de descendre a
10m, pour apprendre a descendre correctement et surtout reussir a
« egaliser » ou decompresser ses oreilles de la bonne manière, car
c’est la plus grand diffculté de tout les Freediver a partir d’une certaine
profondeur, plus encore que de retenir son souffle tout du long. A vrai dire ça
se fait même naturellement, on se rend même pas compte qu’on retient son
souffle si on se concentre bien sur ce qu’on ressent et sur ce qui nous
entoure, les sensations etc… On a egalement appris les règles de sécu de base,
entre autres : comment secourir quelqu’un qui fait un Black Out. Et
aujourd’hui on s’est plongé encore un peu plus dans le technique, la sensation
est absolument fantastique, si sur les 5 premiers mètres il faut palmer
relativement « fort » pour descendre, a partir de 10m, le MDR
(Mammalian Dive Reflex, le même reflex qui fait qu’une otarie, un dauphin ou
tout autre mammifère marin arrive a retenir son souffle) se fait de plus en
plus sentir, on sent son cœur se ralentir, le sang qui quitte les extrêmités
pour venir se concentrer dans le cœur et les poumons, les membres se font plus
léger, la descente se fait plus naturellement, vers les 15m, on a plus besoin
de faire aucun effort pour descendre, c’est de la chute libre totale le long de
la corde, seule repère de haut et bas, c’est une sensation incomparable. La
plus belle sensation a mes yeux est lorsqu’on arrive en bas de la corde, on se
retourne, et la chute libre s’atténue, on se retrouve alors la, en bas, a 24m
de profondeur en ce qui me concerne, seul au monde, enfin avec un mono pour moi,
et il y a… rien. Du Bleu, partout, du Bleu qui s’enfonce dans les profondeurs
et s’etend de tout côté, par une chance incroyable (comme d’hab, Karma Nature)
des baleines sont passés a ce moment a quelques centaines de mètres de nous, et
si nous n’avons pas pu les voir, nous les avons entendu chanter, une fois en
bas, en apesanteur, on ressent absolument tout ce qui se passe en nous de
manière passive, le temps s’arrête, il n’y a plus de haut ni de bas dès qu’on
quitte la corde des yeux, et comme Jacques Mayol disait « parfois, il faut
une bonne raison pour remonter », bon pour moi la raison a été vite
trouvée, après pas loin de 2min de descente et de contemplation, mon cerveau
m’a bien fait comprendre qu’il fallait penser à remonter, et s’entrainer un peu
plus si je voulais pouvoir rester 6 ou 7min comme le gars qui était la avec
moi. On a effectué plusieurs plongées, révisé les techniques de sauvetage, et
après un petit exam me voila diplomé Freediver SSI 1 (SSI, c’est un peu comme
le PADI mais sans les bouteilles), je sais déjà que dès que l’occasion se
presentera, je me lancerais dans le niveau 2 pour apprendre des techniques de
decompression de grandes profondeurs et apprendre de nouvelles techniques de
relaxation nécessaire pour descendre sous la barre des 30m, qui sais, ptet
qu’un jour je plongerais comme mon pote Rune, le mono, a 90m de profondeur, le
tout sans masque ni combi, pour « tout ressentir ». Après la session
au large on s’est dirigé vers une épave de 50m de long, coulée par 13m de
profondeur, après quelques plongées pour en faire le tour, et après lui avoir
certifié que je me sentait suffisamment à l’aise et confiant, j’ai décidé de
suivre mon pote Rune a l’intérieur, on est entré par un trou dans la coque,
descendu dans la salle des machines, remonté dans une autre salle, ou l’on est
sorti de l’épave par un petit hublot, absolument incroyable ! Il y’a deux
jours j’aurais été incapable de faire ça, c’est vraiment une chance d’avoir pu
réaliser ça, même si ce fut bref, pas plus de 2min, la ballade valait le coup,
pour les images, j’y retournerais bientôt avec la Go Pro, et si je me sens suffisamment
a l’aise je retenterais la traversée. Demain on retourne avec quelques autres
gars du club, plonger sur la barrière de corail au nord de l’ile, et d’ici deux
ou trois jours je retournerais en pleine mer, pour tenter de descendre aux 30m.
A part tout ça, Louison
va mieux, elle a enfin assez de force pour aller se promener et faire
trempette, et on a fait la connaissance de deux Français, le cliché typique de
Paris, ça nous a bien fait rire parce qu’on s’est retrouvé au restaurant a
discuter avec eux et d’autres etrangers du monde entier, et ils ont vraiment le
chic pour paraitre bizarre a tout le monde, entre la nana qui loge dans une
chambre du côté friqué de l’ile et qui se plaint d’une « Bestiole qui nous
reveille la nuit en faisant enormement de bruit du style « geckoooo »,
alors que tout les autres voyageurs présents voyagent a pas cher, et donc
logent tous a moins de 20m de la mosquée et du muezzin en plein ramadan, et son
mec qui comprend pas pourquoi j’ai jamais eu envie de chercher du travail a
Paris, et que quand je lui dis que je suis plus quelqu’un qui a besoin de vivre
près de la mer il me répond « oui mais bon, entre vivre à Paris et dans un
petit village perdu… » et la PAF ! on était dans le vif du sujet,
dans l’élite du Parisien persuadé qu’autour de la grande douve qui entoure
l’ile de France, c’est le monde sauvage ». Bien marrant surtout quand les
autres étrangers à table ont déjà visité la France, probablement même plus que
ces petits bobos, et en ont leurs propre idées bien plus réalistes. Enfin, ça
fait du bien de rencontrer des Français comme ça, parce quand on rencontre des
Bretons « trop » sympas, on a envie de rentrer avec eux pour ce faire
une raclette, et ça rend triste, tandis que la on se rend compte a quel point
on est chanceux de vivre entre l’Australie et la Nouvelle Zélande !
Kenavo
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