Zou des nouvelles, nous voila tout fraichement arrivé à Ubud après un
long périple, mais d’abord, quelques mots sur Gili Meno. Comme prévu, et comme
l’an dernier, Gili Meno est notre meilleur souvenir de tout notre voyage, des
petites paillottes sur le bord d’une plage de corail, a quelques pas d’une eau
bleu tiède et translucide, que de bonheur pour nos mirettes, que ça soit en
dehors de l’eau a admirer le paysage, ou en dedans de l’eau, pour admirer les
coraux, les poissons, et la bonne quarantaine de tortues qui doit vivre ici.
Niveau tortue, c’est incroyable, il y a quelques jours de ça je parlais d’une
plongée ou j’avais vu 17 ou 18 tortues a Gili T, ça reste le record, seulement
c’était pas toujours aussi régulier, alors qu’a Gili Meno, c’était
systematique, a chaque sortie (ce qui signifie, 3 a 4 fois par jour) on
aperçois AU MOINS, un demi douzaine de tortues, certa ines jeunes et timide, a la carapace encore reluisante et
cirée a la brique, celle-ci ne se laissent pas trop approcher, craignant que
cette bestiole qui gigotte maladroitement viennent lui tacher sa belle carapace
tunée, d’autres sont beaucoup plus à l’aise avec les humains, elles en ont tout
simplement rien a foutre, pour peur qu’on les embête pas, on peut les approcher
de si près qu’on pourrait leur mettre le doigt dans l’œil (je sais, drole
d’idée !), celle-ci sont plus agées, leur carapace est la pour le prouver,
enorme, strillée de cicatrices et parfois d’algues, l’an dernier avec Alizée
nous étions tombé sur un vieux male, qui, a sa taille, est évalué a au moins
70/80ans, ce qui commence a faire, nous sommes retombé dessus pendant notre
séjour, sa taille est surprenante, elle fait 2 a 3 fois la taille des autres
tortues, et c’est pourtant un spécimen de la même espèce, à croire que peu de
tortues vivent aussi vieux que celui-ci, ou alors passent leurs retraites sous
d’autres lattitude. Autre point, grâce a ce stage intensif de Freediving, je
peux maintenant aller voir beaucoup plus profond ce qui se passe dans les
profondeurs, sans avoir besoin de remonter respirer au bout de 30 secondes,
sacrée atout puisque le spot de snorkelling de Gili Meno est longé par une
fosse qui descend progressivement jusqu’au 50m (loin de moi l’idée d’atteindre
de telles profondeurs a l’heure qu’il est), mais déjà, a 20/25m, les poissons
n’ont plus l’habitude d’être sollicité, on peut donc les approcher plus
facilement, et en cherchant dans les crevasses des coraux, je suis
tombé sur
plusieurs beaux spécimen de Langouste, d’enormes Snapper, d’autres poissons
style « léopard » (Juju reconnaitra probablement, on en a croisé un
gros y’a deux ans sur la GB), et également sur de gros lion fish, ou scorpion
fish, pour le coup je suis pas sur, les spécialistes se feront leur idée en
regardant la photo qui illustre cet article, ce sont des poissons magnifiques,
équipés de dards (très venimeux) et de nageoires fantaisistes dans tout les
sens, j’en avais jamais vu avant, et j’ai du en voir 5 ou 6 maintenant, du tout
jeune petit et timide au gros adulte qui se gonfle lorsqu’on l’approche, très
belle rencontre.
Outre tout ça, Gili Meno est toujours aussi tranquille, il y a quelques
nouveaux home stay par rapport a l’année dernière, mais le developpement est
moins flagrant qu’a Padang Padang par exemple, bien que visible. On a également
eu la surprise de tomber sur un grand nombre de resorts fantomes, certains
perdu au milieu de l’ile, d’autres placés sur de magnifiques terrains au bord
de la mer, ils sont totalement abandonnés aux elements, leurs toits s’effondrent,
leur passerelles s’effritent, leurs piscines sont rempli de nénuphars et
certaines abritent même déjà des poissons. Le plus étonnant dans tout ça, c’est
qu’outre les toits qui s’effondrent, les quelques chalets qui sont encore
debout paraissent extrêmement récent, leurs grandes vitres sont encore toute en
place, pas un gamin n’est venu les caillasser (activitée plus que réjouissante
pour le premier petit malin qui découvre une zone désaffectée en premier), ça
donne un effet assez glauque a cet environnement, plusieurs théories vont bon
train quand on en parle a des expat’, certain parlent de l’attentat de Kuta il
y a quelques années, qui a totalement bouleversée l’économie locale, d’autres
expliquent simplement que ces resorts appartenaient a des Balinais au culte
Hindoue, et qu’ils n’ont pas été très bien acceuilli par les locaux qui
pratiquent l’Islam, peu importe la raison au fond, ça fait juste froid dans le
dos !
Petite anecdote, Gili Meno n’a aucun distributeur de billets, banque,
money changer, ou quoi que ce soit qui permettent d’obtenir de l’argent, il
faut donc prévoir son budget, ou comme nous, après le premier jour on se dit
que « fuck off » on va s’en mettre plein le bide et on explose le
budget. Et dans ce cas, la seule solution c’est de retourner a Gili T, chose
aisée a priori, après tout, l’ile se trouve qu’a environ 300/400m de Gili Meno,
c’est vite fait en bateau. Evidement, tout cela n’est pas valable en indonesie,
j’aurais encore une fois du m’en douter. Départ le matin a 8h, 40minutes de
marche pour rejoindre le port ou je saute dans le public boat, le capitaine me
dit qu’il peut m’attendre 15 a 20minutes, juste le temps de retirer des sous
dans l’un des trois distributeurs qui se trouvent devant le port. A priori,
20minutes pour retirer de l’argent, c’est jouable. Sauf que non, pas ici. Aucun
des distributeurs disponible n’a d’argent en stock, je me suis tapé les 14 distributeurs de l’ile, avant de
finalement trouver un distributeur au sein d’un Home Stay de luxe, qui lui
avait encore du cash. Evidement, le temps de faire tout ça et de revenir au
port, le bateau était parti depuis des lustres. Je me rends donc au guichet
leur demander a quelle heure est le prochain bateau, « 4pm, and you can’t
use this ticket, this ticket was for return 9.30am, you’re late, you need new
ticket » Ha Ha, la bonne blague, je dois racheter un ticket, en plus
d’attendre 6h a rien foutre ? ma
chère madame, il vous est bien égale de me prendre pour un jambon vous qui ne
mangez pas de porc ? j’ai pas racheté de ticket, et j’ai pu remonter quand
même dans un bateau a 4pm, mais donc au final, pour retirer de l’argent a 300m
a vol d’oiseau de notre Home Stay, ça m’a pris 9h, une belle journée de gachée,
un coup classique qu’on baptisera désormais d’un coup « à
l’Indonesienne ».
Après 6jours sur place, il est temps de repartir, ça tombe bien, on a un
peu hate de retrouver Fanch et Annabelle, et se rapprocher de Bali, c’est aussi
se rapprocher de la Nouvelle Zélande, qui commence a nous manquer. On a déjà
reservé a l’avance notre billet « all included » de Gili Meno jusqu’à
Ubud, pour un prix raisonnable, (3fois moins cher que le fast boat, mais au
final…on aurait ptet dut prendre le fast boat), en gros le trajet inclus :
Public Boat de Gili Meno a Bangsal, Lombok, trajet en shuttle jusqu’à Lembar,
on embarque dans le gros Ferry, puis on trace a Padang Bai, Bali, et ensuite a
nouveau une shuttle jusqu’à Ubud. A l’achat,
le gars nous a assuré « 5pm, you will be in Ubud !” bon, c’est pas
trop mal, on part tout de même a 7h du matin, ça va faire une longue journée.
Oui sauf qu’a 5pm, on était toujours au
milieu de l’océan.
A 7h du matin donc, on a embarqué dans un
Public Boat surchargé, direction Bangsal, sur place, on est pas encore descendu
du bateau qu’un local nous saute dessus « ticket ? what
company ? » on lui dit notre compagnie, il nous répond « OK we
go fast, they are waiting for you » « ah bon ? mais on est pas
le premier bateau de la journée ? qui peut bien nous attendre a cette
heure ci ? » et la le mec se dirige vers son taxi-charrette, balance
nos sacs dedans et nous presse « quick quick, you’re late »,comme ils
savent si bien le faire, le mec a l’air sur de lui, je lui demande si son taxi
est inclus dans le prix, il nous balance une phrase de 15 secondes composés
d’un seul et très long mot, histoire qu’on y bite rien, puisqu’au final il n’a
absolument rien a voir avec la compagnie, et qu’il prévoit de nous charger une
ptite somme une fois déposé, alors qu’on est qu’a 5min a pied de la ou il veut
nous emmener ! C’est Louison qui a reussi a déjouer son entourloupe, et
quand il a finalement compris qu’on se laissera pas avoir, il se barre en
laissant nos sacs dans sa chariotte du diable, sans dire un mot, a la recherche
d’un nouveau pigeon (et y’en a du pigeon, nous y compris !) au final, on a
marché jusqu’au point de rendez vous et on a attendu une bonne heure que la
navette arrive, alors son « quick quick you’re late… » il peut se le
mettre à l’endroit qui voit jamais la lumière du jour. Après 2h de taxi, on
arrive finalement au port, on embarque, on attend encore une heure, il y a plus
de place a l’intérieur, on est obligé de se mettre sur le pont arrière, en
plein soleil, les 4h de traversée s’annoncent caniculaire, et effectivement, on
a suffoqué comme un pingouin aux maldives. (rajouté plus tard : autre
point que j’ai oublié de préciser, l’état du bateau, le sol était tellement
crasseux que absolument tout ceux qui étaient assis sur le pont ont foutu en l’air
leurs fringues, vu la crasse je m’était contenté d’un petit banc peint en jaune
tout propre, mais la peinture ne supportant pas la chaleur, le jaune est
maintenant sur mon short, et le banc a repris sa couleur d’origine, j’ai été
heureux de foutre mon short a la poubelle a peine arrivé a Bali) Après ces 4h,
nous voila en vu du port, sauf qu’un petit malin de capitaine de ferry a
défoncé un des deux quais avec son bateau (non mais sérieusement…) donc il n’y
a plus qu’un quai en état, et il faut faire la queue… c’est donc 2h de plus
qu’on passe sur le pont, mais la, y’a plus de soleil, il s’est couché, et le
vent s’est levé, la temperature baisse de 15 degrès, et on passe 2h comme ça a
se les geler. La journée commence à être bien longue. Une fois débarquée, nous
voila embarqué en express dans une des navettes, une navette prévue pour 9
personnes, on est 16, plus les bagages calés entre les sièges, sous les gens,
sur le toit (sans galerie, saucissonnés avec du fil de meule de foin), et c’est
donc après l’équivalent d’un vol Kuala Lumpur – Paris qu’on finit notre voyage
de 70km, totalement rincé. Il est 21h, on a aucun endroit ou dormir et tous les
home stays d’ubud affichent des prix faramineux. On finit par tomber par hasard
sur un petit balinais a moustache, qui a un faux air de Magnum avec le rire de
Steve Urckle (curieux mélange), et il nous propose une chambre incroyable, pour
un prix certes plus élevé qu’a l’accoutumée, mais après tout « life is for
living » comme on dit, alors nous voila maintenant installé au frais dans
notre chambre au lit King Fucking Size. Widia (Mr Magnum Urckel), a vraiment
été notre sauveur, avec sa gentillesse balinaise, et son sourire reconfortant.
Quand il nous a proposé de venir voir son home stay, nous étions vraiment
épuisé, Lou avait une sacrée migraine,il était tard, et c’est un peu dépité
qu’on est monté dans sa voiture pour aller voir sa chambre, sans savoir si
c’était une belle arnaque ou non, et ô miracle, ca ne l’était pas du
tout !
et
pour couronner le tout, on a trouvé un veritable supermarché (pas une superette
ou le prix change selon la gueule du client et la profondeur de ses poches), un
vrai supermarché, avec les prix affichés et pareils pour tout le monde !
oh bonheur ! on s’est fait super plaisir, on a trouvé du pain frais, du
jambon et du fromage, et PAF, le casse croute qui tue arrosé d’une bière 3 fois
moins cher que dans n’importe quel autre endroit, la journée se termine bien
mieux qu’elle ne s’était déroulée !
On va rester ici un jour ou deux
seulement, le temps de faire le Souk d’Ubud pour ramener des souvenirs aux amis
Néo Zelandais, et ensuite on rejoint Fanch et Anna a Bingin pour nos derniers
jours en Indonesie.


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