vendredi 27 septembre 2013

South Islanders

ça y est, nous voici de nouveau sur la route, depuis... 2 semaines? 3 ? peut etre 4, le temps file a une vitesse effrayante maintenant qu'on a notre deadline, retour en France le 6 decembre, finalement tout nos plans bateaux sont tombés a l'eau (haha) pour le moment, et sont reportés, pas la peine d'en dire plus pour l'instant, vu qu'on a des nouvelles opportunitées tous les mois, on en parlera plus tard.
Après de court Adieu a nos amis Gibby et Maree, on est reparti, direction plein sud, rejoindre Gaelle et Gigo sur les bords du lac Taupo, on y est deja passé il y a quelques mois, mais c'est sur la route, alors on y fait un petit arrêt. Cette fois, la temperature n'est pas la même, ça caille sévère, l'avantage c'est la neige sur tout les sommets a l'horizon, c'est d'une beauté a couper le souffle. Après une courte pause nous voila reparti direction New Plymouth, voir le Taranaki, dans l'ouest. Pour cela on a décidé d'emprunter la "Forgotten Highway", vieille route maintenant plus ou moins laissée a l'abandon, des ponts y ont été construit, mais la route qui devait se trouver de l'autre côté du pont a été oubliée, les projets ont du changer, on y trouve des morceaux de villages totalement désert, vestiges d'une époque ou quelqu'un nourrissait de grands espoirs pour cette région maintenant totalement déserte. C'est désert, mais c'est beau, de grandes vallées vertes, l'herbe a parfois des reflets fluos assez étonnant, on met quand même 5h pour faire 150km, on est pas sur que ça vallait le coup de faire ce détour, jusqu'au moment ou on franchi la crête de la derniere vallée, nous voila avec une vue dégagée plein ouest, plus une seule coline a l'horizon, c'est plat, merveilleusement plat, ce qui offre une vue splendide sur la montagne dont la cime culmine a plus de 2500m, elle est la, seule a l'horizon, aucune montagne ou colline n'ose lui voler la vedette, elle est seule, les collines alentours ont dut se dégonfler il y'a des milliers d'années auparavant face a la majestée de cette montagne. C'est aussi la seule journée ou on aura eu la chance de la voir, les jours suivant une tempête est arrivée et d'enormes nuages noirs sont venus se scotcher tout autour de la montagne, avec la ferme intention d'y rester pour un bout de temps. On a profiter d'être a New Plymouth pour faire notre COF (équivalent du Controle Technique en France), on a bon espoir d'y passer sans trop de frais puisque le dernier COF en date a couté une brique aux anciens propriétaire pour y changer plein de choses, mais rien qui ne pouvait annoncer des ennuis a venir. Donc c'est l'esprit plus ou moins serein qu'on se rend faire notre 1ere visite. Le gars tripote notre camion pendant 20minutes, puis se pointe avec sa feuille, j'y jette un oeil rapide avant qu'il est le temps de dire quoi que ce soit, la liste est plutot courte, j'y aperçois un équilibrage des freins arrière et des points de rouille a traiter, rien d'alarmant a premiere vue, sauf que. Finalement l'équilibrage des freins nous a quand même couté 400$ puisqu'il a fallu remplacer plusieurs pieces de chaque côté du van, si on réparait qu'un côté, le problème d'équilibrage se serait simplement inversé, c'est la deprime,on se dit que pour la rouille qui est quand même très minime, on devrait s'en sortir pour pas cher. Deuxieme erreur, le premier gars nous annonce 700$, le gars veux découper la tole et la remplacer, il est fou lui ! Finalement on rencontre un mecano sympa qui nous bricole ça pour pas cher (100$ quand même), pas comme ces enfoirés du CT auraient voulu, mais suffisamment pour qu'ils puissent plus ouvrir leur clapet. New Plymouth nous aura donc alleger au final de 610$, le tout agrémenté d'un temps catastrophique ou la seule attraction du coin, la montagne, était couverte de 4km d'épaisseur de nuages. On se casse donc vers des cieux plus cléments, après quelques jours de ballade nous voila a Cap Palliser, pointe sud de l'ile du nord, la côte est grandiose, la montagne remplie de moutons se jettent dans une mer bleu turquoise et des plages de sables noires peuplées d'otaries, c'est un endroit vraiment remarquable. En arrivant, tout ne s'est pas annoncé très bien puisque la seule dirt road qui menait a la pointe extreme sud était fermée pour travaux, rendant tout accès impossible, mais les ouvriers finissent tot leurs journées ici, a 16h30 ils étaient déja loin, et en forçant un peu la main a Louison, on traverse quand même cette ébauche de pont en construction (a pied, pas en voiture), on marche sur quelques centaines de mètres et on se retrouve en plein milieu d'une colonie d'otarie, personne n'a eu accès a cette partie de la côte depuis des semaines, les bestioles ont donc eu largement le temps de coloniser chaque recoin, et nous voila a nous promener en plein milieu d'elles, a l'heure de la sieste, on a même failli trébucher sur une planquée dans l'herbe, on a pu les approcher suffisament qu'on aurait pu les toucher (si cela avait eu un quelconque interet), c'était un chouette moment. Après un rapide passage a Wellington, on embarque sur le Ferry direction l'ile du Sud via les Malborough Sounds, encore une fois le paysage est grandiose, encore plus en bateau, une succession de collines et sommets remplis de pins et autres sapins qui se jettent dans de l'eau turquoise ou verte émeraude selon l'angle du soleil, un spectacle saisissant. On passe quelque temps dans ce parc et on se dirige vers l'Abel Tasman National Park, qui, si l'en est un, nourrit énormément d'espoir dans nos esprits. Il faut dire que la ou les personnes chargées de la communication de ce parc font un sacré boulot, on en entend parler depuis notre arrivée ici, on y voit des photos partout qui hantent chaque brochure touristique, alors c'est plein d'espoir qu'on s'y rend. Malheureusement, ce qu'ils oublient de préciser, c'est que si tu ne payes pas, tu ne vois rien... On a voulu faire une partie de la rando de 54km qui longe ce parc, on a donc marché 25km, pour voir...rien. On suit un chemin d'un mètre de large dans une foret sympathique mais sans plus, on y vois pas a 2m, avec aucun point de vue sur la mer, qui est le centre d'interet de ce parc, chiotte alors, 6h de marche pour finalement avoir une petite vue a la toute fin, bon... mauvaise surprise. Si on a des sous, on peut prendre des bateaux taxis qui nous promenent sur la cote, ce qui doit etre sympa, et si on a encore plus de sous on peut y faire du Kayak mais il faut tout de même prévoir 200$ la journée par personne pour un kayak, alors bon... ils peuvent se la foutre ou je pense leur pagaie.  Surtout que, sans vouloir être chauvin, cette côte nous a beaucoup fait penser a nos iles en bretagne, alors oui c'est magnifique, mais après  nos voyages, on a maintenant un standard "eau turquoise / plage paradisiaque" super haut, contrairement a notre standards "sommets enneigés" très bas, puisqu'on a pas du tout l'habitude de voir ça. C'est donc après ces deux parcs que la "vraie" Nouvelle Zélande que l'on s'imaginait s'offre a nous, via l'Arthur pass, une route qui traverse l'ile d'ouest en est par les montagnes, 200km de route a couper le souffle, tous les sommets sont encore enneigés, et on doit s'arrêter tous les 100m pour admirer le paysage tellement on en revient pas d'une telle immensité. C'est aussi l'occasion de notre premiere rencontre avec le Kea, sorte d'enorme perroquet des montagnes dont le seul but dans la vie est d'arracher tous les joints de toutes les voitures qui passent, sans déc, verifiez sur internet, c'est son occupation principale a ce piaf ! A peine garer on aperçoit ce jolie perroquet vert et orange qui nous fonce dessus "tiens c'est marrant il vient nous voir", et voila que 10 secondes plus tard, ils sont 4 sur le toit a chercher un joint a arracher ! merde alors ! et redemarrer le van ne suffit pas, ils restent accroché sur le toit même quand on commence a rouler ! il faut attendre qu'une autre voiture vienne se garer pour esperer s'en débarasser. Je sais pas pour les autres kéas, mais en tout cas les 4 qui hantent Arthur Pass ne sont vraiment pas peureux, il faut litteralement les pousser pour les empecher de défoncer les joints, et avec ce bec de 6/7cm de long, on n’a pas envie d'y approcher les doigts!
Nous sommes maintenant arrivé sur la côte Est, près de Christchurch, ou on attend que le sale temps qui vient de s'installer s'en aille pour se rendre au lake tekapo, pas loin du Mt Cook, la plus haute montage de Nouvelle Zélande !
A suivre donc.
Quelques jours plus tard :
Le mauvais temps met notre patience a rude épreuve ! on a déjà l’impression d’aller vite, mais le manque de soleil nous fait presque avancer encore plus vite !
On a pas eu la patience d’attendre que le ciel se dégage pour aller vers le Lake Tekapo ou le Mt Cook, on fera le détour en remontant vers le nord, en esperant le beau temps cette fois ( oui oui on espere beaucoup !)
Du coup on a repris la route vers le sud, toujours plein d’espoir, le temps commence a nous peser, c’est comme ces journées de novembres en Bretagne , ou le ciel est d’un gris clair presque aveuglant, comme si on était dans un nuage, ou il fait bien humide,et ou il n’y a aucune variation de lumiere, il fait gris du matin au soir avant et après , c’est la nuit… notre descente vers le sud ( et du coup le pole sud !) n’arrange pas les températures.
Aujourd’hui en se levant on est aller marché sur la plage du spot ou on a dormi ( quand je dis plage ici, n’imaginez pas, plage de sable plutôt clair, sur la cote est de l’ile du sud, plage signifie bande de galet gris/ noir sur des km de long). On esperait comme hier matin voir une otarie, et effectivement on en a vu une..On trouvait ca bizarre de pouvoir s’approcher d’aussi près, sans qu’elle ne daigne ouvrir un œil, mais bon parfois elles sont tellement épuisées de leurs séjours en mer qu’elles dorment vraiment profondément. On a eu un mauvais préssentiment.. et effectivement quand je l’ai touché avec un baton ( au cas ou ! ca a quand meme des sacrées dents !) qu’on s’est rendu compte qu’elle était morte. De l’eau ruisselait encore de ces moustaches, on aurait dit qu’elle s’était posée la, et c’était juste endormie pour toujours.. dur dur dès le matin, surtout avec un ciel gris aussi deprimant.
Nous sommes a Oamaru, et on attend la tombée de la nuit pour pouvoir observer les colonies de pingouins au yeux jaunes et des petits pingouins bleus. En croisant les doigts pour ne pas attendre pour rien.. !
 
Quelques jours plus tard :
Oamaru, ville de pêcheur sans grand interet, perdu dans la bruine grise et froide… la journée fut longue, mais on a eu de la chance, on a pu voir de beaux pingouins aux yeux jaunes en fin d’après midi, malheureusement, pour ce qui est des Pingouins Bleus, on a oublié, 30 dollars pour s’assoir dans des gradins et assister au retour des pingouins qui remonte entre des barrières, non merci, c’est pas l’idée qu’on se fait d’un animal sauvage ! Ducoup on a continué vers le Sud, arrivé a Dunedin, il fait « beau » (nos critères ont bcp baissés dans ce domaine), on se dirige vers la peninsule ou se vivent beaucoup d’espèces differentes, on est surtout excité a l’idée de voir les Albatross Royaux qui ont une colonie la. La journée commence par une longue rando sur une plage interminable, mais sous le soleil quel plaisir, tout au bout on fait la rencontre de nos premières Sea Lions entrain de ronfler, effectivement, rien a voir avec une seal, si ce n’est l’odeur. C’est une belle bête, et pas du tout effrayé par l’homme, alors qu’une seal fuierait si vous vous approchez trop près, ceux-ci ils grognent, et vous chargent ! Il ne s’agit la que d’une maman épuisée et de son petit, mais on veux pas les déranger nous ne nous approchons donc pas de trop, le petit nous montre un peu d’interet, la mère pas un seul, elle roupille en gardant un œil ouvert a l’affut tout de même.
Après ça on s’est dirigé vers la colonie d’Albatross, et la nouvelle desillusion, c’est 50$ pour acceder a la falaise, et a cette époque il y’a seulement 6 oiseaux qui se trouvent dans les parages, avec de grandes chances pour qu’il se trouve en mer au moment de la visite, puisque pour 50$, tu as le droit a 20min sur une plateforme au bord de la falaise, ça fait cher la minute ! Donc on en a pas vu, malheureusement, mais plus ca va et plus on se dit qu’on reviendra ici une fois le passeport Australien en poche, passer 2 ou 3 semaines en plein été, a la periode ou tout les animaux s’y trouvent. On a tout de même appris pas mal de choses sur ces animaux, a savoir que cette espèce qui compte seulement 20 000 individus, se trouve a 99,75% sur Chatam Island, au large a l’Est de la Nouvelle Zélande, ça fait donc pas beaucoup de bestios ici sur le « mainland » ! Cette incroyable bestiole passe les 4 premières années de sa vie entre le 30eme et le 60eme parallèle, sans jamais s’approcher d’aucune terre, il passe son temps en vol, pendant 4 ans ! ensuite il retourne la ou il est né pour la periode de reproduction, a titre d’informations, cet incroyable géant (3m d’envergure) peut faire la distance Nouvelle Zélande – Chili en seulement 4j, a savoir 1500km par jour, balaise pour un piaf !
Donc finalement on a aura vu des Sea Lions, et c’est tout, c’est déjà pas mal mais on avait beaucoup d’espoir sur cet endroit, et finalement les site ou voir les Albatross et également les Pingouins Bleus sont devenus payant récemment. Misère. On a continué la route vers le sud, les Catlins, ça fait longtemps qu’on parle de cet endroit ! resèrve marine géante pour toute sortes d’animaux, on y passera 4 jours a explorer plages/dunes et falaises, on aura eu la chance de voir une demi douzaine de Sea Lions, dont 3 enormes males (500 a 600kg) se battrent entre eux, une sorte de rituel d’entrainement avant la saison des amours le mois prochain, ou la ils se mettrons sur la gueule sans retenir leurs coups. C’était super, on a pu se planquer dans un buisson sur le haut de la dune et s’approcher a quelques mêtres seulement d’eux, suffisament pour que leurs odeurs nous frisent les poils du nez, et leurs rugissement nous accelerent légerement le rythme cardiaque en imaginant la situation ou l’un des mâles sentent notre précense (surtout celle de Guillaume qui se parfume a l’urine d’otarie depuis deux semaines) et se mettent a nous charger avec ses 600kgs. On aura eu egalement la chance de voir plusieurs pingouins aux yeux jaunes de beaucoup plus près cette fois ci, a une dizaine de metres seulement de nous, ils sont une sacrée dégaine et se déplace d’une façon on ne peut plus comique, encore un beau spectacle, sous la grisaille, mais ça, on y est habitué. Après encore quelques jours de route et d’aventure, nous voila a Te Anau, près de Milford Sound, il fait un temps de chien, il pleut des litres d’eau, comme plus de 200j dans l’année apparement, ici les gens sont habitués, mais quand on est en van, c’est dur de s’y faire, surtout que lorsqu’il ne pleut plus et qu’on sors enfin se dégourdir les jambes, c’est pour se retrouver envahi de Sand Flies affamés qui nous picorent de haut en bas, oh bonheur ! ça fait deux jours qu’on est la, et normalement demain le temps s’ameliore, on va donc se rendre tout au bout de la route jusqu’aux Sounds, et y faire une croisière apparement incroyable au milieu de ce sound connu mondialement, va falloir faire vite, la pluie reviens a l’assault dès Lundi, et c’est vraiment pas une zone ou trainer quand il pleut comme ça ! Pour couronner le tout, je suis allé essayer de pêcher du saumon dans une des grandes rivières du coin, et me demandez pas comment c’est arrivé, mais mon seul pantalon et mes chaussures de randos sont maintenant détrempés jusqu’à l’os, avec aucune possibilité de sécher, misère ! me voila donc en short et basket alors qu’il pleut des trombes, et que la neige est vraiment pas loin avec les -2° qu’on se tape ! Bref, l’aventure c’est l’aventure !
Kénavo



 

 

 


 

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