lundi 29 juillet 2013

se faire enfiler oui, mais avec un peu de lubrifiant c'est trop demander?

Wouhou ! c'est encore nous !
Et oui, déjà, on en profite que c'est encore tout chaud pour raconter,

Hier soir donc, notre "ami" Tuna rapplique, pour reclamer le fruit de son racket. Heureusement cette fois IL est tout seul, et nous sommes deux, les locaux ont pour l'habitude de jamais écouter une femme, mais la il a pas trop eu le choix, c'est qu'il faut pas pousser le bouchon trop loin avec Louiloui. Donc il recommence tout son barratin, comme quoi ça coute bien 1 000 000 de roupies (100e) de repeindre la rayue de 1cm de diametre sur sa poignée de frein. Quenini. Il devait pas s'attendre a notre plaidoirie, le voila tout penaud lorsqu'on lui contre balance ses propres arguments dans la tronche, prouvant qu'aucun d'eux ne tiens la route, finalement, il accepte de nous lacher pour la modique somme de 150 000rp (15e), ça fait toujours chier de donner des sous a une raclure, mais au moins on est plus aux 100e initiaux.
C'est donc tout ragaillardi qu'on décide de faire péter la banque, et d'aller dans un vrai "resto", manger un burger et boire de la bière, d'habitude on évite, ça explose le budget, mais la on viens quand même "d'economiser" une sacrée somme. Nous voila débarassé de notre problème majeur, ho bonheur !
C'est donc le sourire aux lèvres qu'on se reveille ce matin, la houle est bien présente, et pour encore une fois fêter notre victoire de la veille, après une courte concertation, Lou accepte que je pique 50 000rp (5e) pour louer une board et une paire de palmes afin d'en profiter. Après quelques minutes de recherche, je fini par trouver une vieilles novy PE avec le stringer brisé, 3 trous de tournevis dans le deck et le rail de gauche manquant, dans un shop, un leash détendu dans un autre, et une vieille paire de palmes hydro trop petite dans un troisième shop. On pars sur le champs direction Maui, en esperant que le vent soit pas trop dedans, et la houle aussi calé que d'habitude.
Après s'etre fait gentiment rackété de 10 000rp a l'entrée du spot, constat: la houle est bien la, mais c'est bien la seule. Les vagues sont tellement grosses que personne n'est a l'eau, la marée est encore très basse, des sets de 3m se brisent sur les 30cm d'eau qui couvre le corail. J'attend un peu que la marée monte, le jus a l'air dingue, mais maintenant que j'ai loué une planche, je vais pas raté ça, zou a la flotte. Effectivement, le jus est incroyablement puissant, super pour remonter au peak, mais faut pas ramer comme une danseuse quand il s'agit de sortir de l'ascenseur, sous peine de se retrouver a 500m au large. Me voila au peak, les sets sont immenses, on est 4 a l'eau, y'a que des gauches a surfer, les droites ferment sur toute la longueur de la baie jusqu'à la falaise, dans un barrouf d'enfer. Je prend 20 bonnes minutes avant de me lancer, histoire de bien calculer ou se placer sans prendre un set fantome de 3m50 dans la tronche. Une fois lancé, y'a tellement peu de monde dans l'eau, qu'a peine remonté au peak on peut repartir pour un tour sur cette gauche d'enfer. J'aurais eu mon quotat de vagues sympa, et une bombe qui m'a remboursé la session, une gauche de 8/9pieds qui creuse et ouvre tout le long, malgrès le rail manquant a ma board, je me debrouille pour pas decrocher et m'enfile ce qui doit etre un des plus gros barrels de ma modeste carrière de surfeur. Youpi !

Après ces 2 courtes mais intensives heures à l'eau, on repars pour Kuta, avant de tomber en panne d'essence on s'arrête a un de ces warungs sur le bord de la route, qui vend du petrole dans des bouteilles d'Absolut vodka. Une bande de gamins se ruent sur nous, cette même situation à Bali serait des plus sympathiques, ici ont a l'impression de se retrouver en face d'une meute de chiens enragés, ils nous hurlent dessus dans leur langue, nous ordonne de leur donner des sous, lorsque Louison ouvre son sac, ils se jettent sur son portefeuille en esperant grappiller un petit billet, a peine ouvert le coffre du scoot, ils se ruent dessus pour voir ce qu'il y a a voler dedans, pas de bol, des paquets de ca'ouette vide, y'en a même un qui a essayé de repartir avec les papiers du scooter ! Alors que Louison croule sous les gosses qui ne la ménagent pas, je leur ordonne de se casser et de la fermer, un petit malin profite alors que j'ai le dos tourné pour essayer de me piquer ma board. Par chance, une adulte arrive, ça doit etre la maman d'un des chtars, elle va les calmer, rien du tout! la voila qui rigole de les voir essayer de nous depouiller, et qu'elle se met a nous parler comme a son chien, bordel de merde mais on est ou la?!! Les voila qui sont sur le point de ruiner notre capital bonne humeur de la journée, on repars en scoot illico, sous les insultes et les jets de batons. Sympa.

On arrive a notre homestay, le Kuta Baru (c'est important de le préciser), et quelle surprise de retrouver dans notre chambre pourtant fermée a clef, un magasine local posé sur le lit, près du sac ou on garde notre cash, Louison recompte nos dollars, il en manque 200. BONHEUR ! On a été super fier de nous de pas s'etre trop laissé enfiler la veille, et voila qu'on nous la met encore plus profond, nous allégeant de notre budget pour les deux semaines a venir.
La manageuse du homestay n'es pas encore la, donc on patiente, une fois arrivée, on va directement lui annoncer le problème, et voila qu'elle nous reproche d'avoir dit ça devant tout les autres clients! Au contraire, les autres clients ont le droit de savoir que le staff de l'hotel est une bande de voleurs, on est plutôt content de notre coup, au moins même si on récupèra jamais nos sous, on l'a un peu embarassé devant tout le monde. Elle appelle un des patrons, qui met du temps a comprendre, et nous promet d'aller parler au staff pour essayer de trouver qui a fait le coup. Au hasard comme par hasard, ce vol survient alors que nous avons prévenu tout le monde que demain, 8h, on décolle d'ici direction d'autres cieux, ça tombe plutôt à pic, non?
Quelques heures plus tard, la manager reviens en nous annonçant que celui qui a nettoyé notre chambre cet apres midi et quelqu'un de toute confiance, c'est marrant, la dernière fois qu'on m'a parlé de quelqu'un de toute confiance, c'est celui qui nous a arnaqué avec le scoot. Bref, ça arrange tout le monde qu'on se barre demain, les voila bien débarassé d'un probleme, et le voleur aura bien calculé son coup et récupéré un sacrée pour-boire! ça fait plus de 1 800 000rp dont on viens de nous alleger.

Bref, encore un coup de gueule, mais y'en a ras le cul. Si vous venez à Lombok, profitez des paysages, évitez le ramadan, surveillez vos poches, sacs, chambre d'hotel, et ne faites confiance a absolument personne.
Egalement, en préparant votre budget voyage, prévoyez une réserve "arnaque", en gros, doublez ce que vous espèriez dépenser, et prévoyez votre propre tube de vaseline.

Allez, on se détend.
 

jeudi 25 juillet 2013

Lombok, de l'arnaque au marché noir.

Hello,

alors tout de suite, je viens de relire l'ancien article, quand on venais d'arriver tout juste à Lombok et qu'on annonçait tout pimpant "ici les gens sont comme à Bali ou Nusa, gentil souriant bla bla". FAUX. On devait être encore dans notre petite bulle d'arriver sur une autre ile, maintenant ça fait un bon moment qu'on est la, on a quelque peu changer d'avis sur certains points.

On a passé 3 jours a Senggigi, on y est arrivé le premier jour du ramadan, notre première mission "changer de l'argent", easy ! ya des Money Changer partout, on rentre dans le premier, a priori l e taux de change est le même partout, au moins dans les 3 agences de cette rue. On discute rapidement avec le gars, on lui demande de nous faire un prix, 7600rp pour 1$ au lieu de 7500 qu'il offre, après tout, on va quand meme lui filer 1000 dollars, il pourrait fait un geste, si minime qu'il soit. Mais non, le mec refuse catégoriquement, ah ? tiens? ils négocient pas les gens ici? Bon... je lui dis que ya surement moins cher ailleurs, et la il me sors ce qui s'avère en fait être le barratin du jour, "Non brother, c'est le même prix partout, partout pareil, premier jour du Ramadan, j'ai pas le droit de mentir !" ah? bon.. si t'as pas le droit de mentir et que tu prend ta religion autant a cœur que celui qui chante dans son micro a 3h tout les matins, après tout, je te fais confiance! ERREUR. On ressors allégé d'une belle somme de dollar pour une encore plus belle somme de roupies, on marche un petit 300m dans la même rue, et on tombe sur une agence de change pour 7650rp / 1$... Bon.. première désillusion, mais après tout c'est lui qui ira bruler tout droit en enfer pour avoir menti le 1er jour du Jeûne, pas moi
On a profité d'être à Senggigi pour faire étendre notre visa a 60j au total, je vous passe tout les détails de marchandage avec Hallil, un gars très sympa, souriant, serviable, jusqu'à ce qu'on lui ai filé ses 1 600 000rp et qu'il devienne totalement inexpressif, plus rien a branler de nous, alors qu'il doit quand même nous organiser 2/3 trajets dans l'ile.

Cet Hallil donc, nous dépose à Kuta, direction le Selar Kunning, ou deux bretons. Jordan et Sylvain, doivent normalement se trouver, et effectivement on aperçois le Tees de la droite des Kao (la photo de JLP) a sécher sur la barrière voisine, on est au bon endroit! On passe quelques jours avec eux avant qu'ils repartent pour Bali, on a eu quelques petits surf tout a fait valable, surtout à Mawi, des ptits barrels dans l'eau chaude et translucide, ça recharge les batteries. Quelques annecdotes notable aussi avec les gamins qui vous harcèle pour un bracelet (à l'inverse des gamines de Nusa qui bougent pas de leur petits stands, ici ils sont itinérant, et ils hésitent a venir balancer leur plaquette de bracelet au milieu de ton curry pendant que t'es a table) ou une nenette qui tenait absolument a vendre un saroung sans interet à Sylvain, au point de le suivre partout a longueur de journée.

Après leur départ on est resté quelques jours de plus sur Kuta Lombok, puis on est parti pour Ekas, plein d'espoir. Ekas c'est un petit bled de pecheur perdu dans le sud est de Lombok, êxtrement conservateur, peut être un peu trop pour nous. Il n'y a qu'un home stay la bas, Rumaji qui s'en occupe et a mes yeux le plus gentil Sassak rencontré jusqu'alors, il est incroyablement cultivé, il connait enormement de chose sur le monde, je pense grâce a son ami Loic qui l'emène régulièrement en voyage a travers toutes les iles d'indonesie. Donc on est arrivé la bas, et on s'est donc retrouvé plongé en plein ramadan dans un village très, très musulman, les gens nous regardent beaucoup de travers, surtout Louison, 3 européennes sont déjà sur place et sont allé un peu a la plage, une plage isolée du village, loin des regards pour ne pas choquer les locaux en allant se baigner en maillot de bain, mais ça a pas empêché des jeunes de rappliquer pour les reluquer en long en large et en travers, avant de leur proférer des menaces de morts. Notre pote Annabelle s'est aussi fait sermoné en indonesien pour être allé surfer en tee shirt/maillot, je dis sermoné pour être poli, mais vu la tendance locale, ça devait pas être du joli. D'ailleurs nos deux amis Fanch et Anna ont fait l'erreur d'aller manger des noodles dans un shop local, la femme très gentille au premier abord, a fini par leur demander d'acheter a manger pour sa fille, ce qu'ils ont fait, et il en a pas fallu plus pour que cette femme aillent chercher tout les enfants du village pour leur annoncer que deux blancs étaient entrain de nourrir des enfants, et que c'était l'occasion ou jamais de manger gratos ! merci madame.

L'ambiance étant vraiment pesante à Ekas, on y est resté que deux jours, en plus de l'ambiance, il fallait gérer avec les odeurs de putréfaction dut a la chaleur et aux remontés d'égouts, on soupçonne aussi la présence d'un cadavre d'animal quelconque planqué dans un coin vu l'odeur, très senblable a celle des kangourous crevés sur le bord des routes en Australie. Bref, la chambre qui sens la pisse, collées a la mosquée qui chante toute la nuit, et une tension telle qu'on osait plus sortir du Home stay, qu'on s'est barré beaucoup plus tot que prévu, retour à Kuta, on a retrouvé Fanch et Anna qui n'ont pas fait long feu non plus dans ce petit village.

Ici c'est un peu plus calme, beaucoup plus de touristes donc ils sont habitués a la vie "surfeur", se ballader en maillot etc, même si nous on le fait jamais, bcp de jeunes filles se balladent en bikini dans les rues, je me demande comment elles supportent le regard de tout ces jeunes qui manquent parfois de se vautrer en scooter tellement ils mattent leurs derrières! On passe de très bonne journée avec nos deux bretons, surf, pêche, glandouille, apéro, et festin tout les soirs. Mais même ici le mélange culture musulmane/Ramadan se fait de plus en plus sentir, et on est de moins en moins patient avec les locaux qui tentent tout et n'importe quoi pour nous soutirer le moindre roupies.
Dans les arnaques les plus osées dont il faut se méfier ici : Louer un scooter a un Mr X quelconque, et ce Mr X va vous voler ce même scooter deux ou trois plus tard, tout con vous allez donc le voir en lui annonçant la bien triste nouvelle, il va donc vous demander un enorme dedomagement, et sera probablement assez culotté pour vous reproposer exactement le même scooter quelques jours plus tard. Technique facile et approuvée, ça marche beaucoup ici.
Une autre technique beaucoup plus osée, est celle de la chute en scooter, un local vous percute de plein fouet, que vous soyez a l'arret ou non, puis fait le mort sous son scooter jusqu'à ce que vous veniez l'aider a se relever, une fois chose faite il vous demande encore une fois un enorme dedomagement pour sa chute, la personne a qui c'est arrivé et qui nous a raconté ça, a quand même fini a l'hosto avec 11 points de suture a la tête, alors que l'auteur du larçin est reparti sans aucune égratignure, fort heureusement, elle n'a pas craqué et ne lui a pas donné de sous, c'est qu'ils savent se montrer insistant ici.
D'ailleurs, ils s'arrangent pour vous louer des scooters le plus neuf possible, pour pouvoir vous facturer la moindre éraflures, ce qui arrive forcément vu l'état des routes ici, digne des pistes de 4x4 du western australia. C'est ce qui viens de m'arriver à l'instant, on a eu une eraflure sur la poignée de frein du scooter après une chute a 10km/h, le mec me demande 100 euros de dédommagement pour faire partir la rayure ! Forcément je lui dis que non, et la tout ses potes rapplique, une bande de 7 ou 8 excités qui me prennent a parti et m'avancent tout leurs argument comme quoi SI, CETTE ERAFLURE EST UN SCANDALE ! Le scooter ne pourra plus jamais rouler avec un tel défaut ! Le plus drole dans tout ça, c'est que leur scooters, ils ne les payent pas, c'est le gouvernement qui les leurs offrent.... Bref, je me suis pas laissé faire et je lui ai dit que je reviendrais parler de ça quand toute sa bande de gros bras (un asiat' gros bras c'est 1m60 sur 50kg d'os) se sera calmée, je suis pas encore prêt a me faire enfiler profond en publique, faudra qu'il repasse.

Bref, ce sont nos derniers jours à Lombok, en résumé je dirais que cet endroit est magnifique, absolument magnifique, pour l'instant presque entièrement préservé de la folie qui se déroule à Bali, même si un grand centre commercial avec Mc Do, KFC, et Quiksilver en principaux actionnaires est en construction, ici il est encore possible de voir des paysages intactes, sans des barres d'hotel, des plages de sable blanc (payantes, des ptits malins ont investi dans une barrière en bambou et les posent un peu partout en exigeant un peage pour pouvoir continuer sur la route), et de l'eau turquoise, de belles vagues beaucoup moins peuplés que celle du Sud Bali.. Donc si vous venez en Indonesie, je vous conseille fortement de venir ici, mais si vous le pouvez, évitez la periode du Ramadan, ça sera une source de tension en moins avec les locaux, tensions qui sont déjà nombreuses.

D'ici 4j on embarque direction les Gilis. The show must go on !
 

 

mercredi 10 juillet 2013

Helloooo do you want to buy my braceleeeeeeet ?

Je crains que nos vacances au soleil ne nous réussissent pas tant que ca! Ca fait au moins 5 jours qu’on repousse l’écriture de cet article, alors qu’on n’a rien de vraiment plus important à faire. Bon , on ne sait plus trop où on s’est arrêté dans nos aventures la dernière fois, donc désolés par avance, de la redondance des choses si tel est le cas !
 
On a commencé notre parenthèse indonésienne par un séjour a Padang. La météo était plutôt mitigée au début, mais on a tout de même profité de quelques belles éclaircies pour faire nos premières escapades en scooter ! Je dois dire que Guillaume, totalement inexpérimenté et immédiatement nommé « chauffeur en chef », s’en est très bien tiré ! Pas de mauvaises chutes à déplorer jusqu’à maintenant ! Nous sommes allés jusqu’au temple hindous d’Ulu Watu, avec un petit détour par Ulu Watu Beach avec ces fameuses vagues, plutôt en forme ce jour-là, ce qui a fait regretter à Guillaume de ne pas avoir sa planche avec lui ! D’autant plus lorsque de retour à l’hôtel, en papotant avec des Néozélandais ( qui vivent à Tauranga, là où vient de passer 2 mois à mettre des kiwis en boite !), il paraitrait qu’il n’y avait personne sur le spot.. de quoi faire monter la pression de Guillaume d’un chouillat ! Ulu Watu, sans 150 personnes dessus, c’est rare parait-il ! Bref, on essaye de passer à autre choses, on se décide à aller faire notre première expérience plage, à Padang..mauvaise idée. La marée était haute ce qui faisait passer la taille de la plage de petite à minuscule, et de assez fréquentée à bondé ! On se déniche un petit coin pour poser nos fesses, mais la : cauchemar ! Nous sommes entourés de Brésiliens et Brésiliennes, où d’Australiens et d’Australiennes, ce qui dans les deux cas, n’est franchement pas terrible pour notre moral. L’explication : fermez vos yeux, pensez aux clichés de beaux brésiliens, ou brésiliennes d’une vingtaine d’année, renouvelez l’expérience avec la nationalité australienne.. et rappelez-vous chaque année, ce sentiment plutôt désagréable des premières journées plages ! ahah
 
Il était temps pour nous de toutes façons de quitter Padang, la Rip Curl Pro Competition, ou un nom comme ca, allait commencer, et avait déjà commencé à attirer beaucoup de bruyants australiens (encore !), avec son lot de « culture surf », à qui sera le plus cool, assez usant à la longue ! Nous voilà donc sur une sorte de public fast boat, pas si fast que ça au final, et quelque peu surchargé peut etre, en direction de Nusa Lembongan. La première partie de la traversée s’est déroulée plutôt tranquillement. C’est à mi-chemin que les choses ont commencés à devenir un peu plus pétillantes. En effet, nous voilà dans une houle d’un bon 3m, avec des gens pas très rassurée. Heureusement, cette fois ci, le « capitaine » ( a-t-il jamais eu un cours de pilotage de bateau ?), avait un certain sens de la mer et peut etre de responsabilité, et il anticipait assez bien les vagues de cette houle croisée et ralentissait quand il fallait.
 Nous sommes donc arrivée a bon port, saint et sauf ! On a un peu eu du mal à trouver un hotel qui nous allait, a un bon prix, mais après 3h de recherches a scooter, nous nous installions a Linda’s Bungalow ! Pullek, le local qui nous a aidé a trouvé cet endroit, nous a par la même occasion arrangé et réservé un petit trip snorkelling raie mantas, avec son cousin Yurik pour le lendemain, avant qu’on est eu le temps de dire ouf ! bon bah ok alors ! Guillaume a pensé que ça serait un bon moyen pour moi, de ne pas trop y penser et de ne pas pouvoir faire machine arrière ! Du coup, le lendemain matin 8h, on embarque sur cette sorte de pirogue des temps modernes avec un gros moteur ( sans doute beaucoup trop puissant) et nous voilà partie à la recherche des raies mantas. Jusqu’à la sortie du lagon, tout allait bien, même si j’avais un petite boule dans le ventre à l’idée de devoir sauté dans l’eau avec des « poissons » aussi gros.. C’est arrivée un peu plus au large que ça s’est corsé ! La houle que l’on avait eu la veille était encore bien présente, et manque de chance pour nous, ce nouveau capitaine, n’avait pas les mêmes compétences que le précédent. Est-ce qu’il était inconscient, incompétent, ou juste un gros bourrin ? on ne le saura sans doute jamais, mais quelle traversée ! Guillaume et moi on a rarement eu aussi peur en bateau, le « capitaine » fonçait droit sur les vagues, faisant pencher le bateau dangereusement dans la houle, et faisant craquer et claquer violement la coque fragile du rafiot sans jamais ralentir.. Je n’étais vraiment pas rassurée a l’idée de nager avec des raies alors là, j’avoue que j’ai eu besoin de verser ma petite larme pour évacuer la pression. On arrive finalement à Manta Point, nous sommes les premiers sur le spot ( pas étonnant a cette vitesse!). Manta Point est une sorte de petite baie, assez ouverte sur la mer, pas vraiment abritée a en croire la houle qui entrait et se fracassait sur les falaises.. Pas vraiment les conditions idéales pour me mettre à l’aise, et même Guillaume à eu une petite appréhension avant de se mettre a l’eau. Finalement, Guillaume est dans l’eau et à l’air émerveillé par ce qu’il voit, et moi je suis toujours sur le bateau, j’observe les raies depuis le rafiot, en me maudissant encore une fois de pas avoir les c******s d’y aller et de regretter encore une fois ( cf episode avec les dauphins en NZ). Il m’a bien fallu un bon quart d’heure avant de demander à Guillaume de revenir vers le bateau et de me prendre sous son aile. Et Hop me voilà moi aussi dans l’eau ! A peine fait 5m, je vois ma première raie manta.. superbe, irréaliste, effrayant, mon cœur bat fort fort et ma tête ne répond plus trop, et 5m de plus et c’est carrément un escadron de 5 ou 6, peut être plus qui viennent vers nous. Elles sont immenses, elles dansent autour de nous, et nous encerclent plus au moins, , elles ont cette tendance a venir droit sur toi, et faire demi tour ou changer de direction a la derniere minute, et c’est sans doute un peu trop et un peu trop tôt pour moi, je flippe carrément, mon cœur va exploser ! Guillame m’escorte donc jusqu’au bateau. Je suis soulagée et heureuse de l’avoir quand même fait, c’est pas tous les jours qu’on arrive a vaincre c’est plus grande peur, même si, j’ai encore beaucoup à faire !
 
[Edit par Guillaume : Pour moi, cette immersion dans le grand bleu avec les Manta reste jusqu’à maintenant la plus belle expèrience de ce voyage, certes la traversée a été très sportive et inquietante, la mise a l’eau également (imaginez une falaise de 75m de haut, une houle de 3m qui s’écrase dessus, et on vous demande de sauter dans l’eau « yes jump bagus bagus », mais une fois dans l’eau, comme toujours, c’est un nouveau monde et l’atmosphere magique de l’océan qui prend le dessus, on a du voir une quinzaine de raies, a deux dans l’eau, plus tard j’apprendrais la taille de l’une d’elle en discutant avec un local, après lui avoir décrit la grosse raie apparement assez vieille qui m’a approchée, facilement reconnaissable car elle avait un morceau en moins, ce local m’a dit « oh yes ! big mama ! 4.5m wide ! huge ! », après une heure dans l’eau je dirais, une dizaine de bateaux des centres de plongée sont arrivés, avec entre 5 et 15 personnes pour chaque bateau, ils ont tous sauté dans l’eau, les raies se sont enfuient a toutes ailes, et on a été les seuls a en voir autant ce matin la, et je pense probablement aussi pour toute cette semaine ! une chance inouie, comme d’habitude quand il s’agit de wild life, on a un bol fou (petit clin d’œil a Juju Dundee, on avait ce même Karma nature tout les deux).]
 
Notre séjour a Nusa Lembongan est ensuite rythmé par nos ballades a scooter, on a decouvert un endroit superbe, le Blue Lagoon avec une eau d’un bleu, d’un camaieu de bleu que l’on avait jamais encore vu, magnifique et la possibilité de sauter d’une falaise de 13m de eau dans ce cocktail de Curracao salé. Le reste du temps on rencontre les locaux, on marchande, on passe devant les enfants qui inlassablement nous répètent la seule chose qu’il sachent dire en anglais « hello, do you want to buy my braceleeeeet ? », ceci a longueur de journée, tout les jours, toute l’année. Notre séjour et plus particulièrement notre sommeil est rythmé avec les chants des dizaines de coqs de combats enfermé derrière le mur mitoyen a notre chambre, un bonheur ! mais également par nos deux voisins de chambres australiens qui semblaient avoir un penchant pour l’alcool, les retours de soirée matinaux, et les discussions, comment dire, bruyantes ?! Any way ! Guillaume a passé son PADI Open Water aussi, et on dirait qu’il s’est découvert une autre passion !
 
[Edit par Guillaume : Effectivement, j’avais toujours voulu passer mon PADI a chaque nouvelle destination que je decouvrais, pour voir ce qu’il se passait dans les profondeurs que je ne peux atteindre en apnée, mais j’avais toujours été effrayé par le prix ! mais ça y est, j’ai franchi le cap, ici le PADI est pas si chère que ça si on compare a l’Australie ou la Nouvelle Zelande, donc me voila tout fraichement diplomé, c’est une superbe sensation de pouvoir respire sous l’eau, j’était déjà passionné par le snorkelling, le free diving et le spear fishing, mais en apnée, il est difficile de se poser vraiment longtemps au fond de l’eau, suffisament longtemps pour que les poissons tout d’abord effrayé prennent enfin confiance et viennent te voir, avec les bouteilles ce problemes n’es plus la, on se pose 5/6min a un endroit, près d’une grotte ou une crevasse, et tous les poissons timides finissent par s’approcher ! c’est le top, grâce a mes 4 plongées pour valider la formation, j’ai pu croiser des tortues, des thons, serpents de mer, des barracudas, lion fish, scorpion fish, murènes, et bien d’autres milliers de poissons. Je n’arreterais pas pour autant le free diving, bien au contraire, si les petits poissons se rapprochent plus facilement d’un plongeur bouteilles, les gros poissons eux non, j’entend par la les raies par exemple, auront beaucoup plus tendance a s’approcher d’un free diver que d’un plongeur bouteille, j’ai pu comparer les deux a Nusa Lembongan, et en snorkelling on a vu une quinzaine de raies, et quand les plongeurs sont arrivé avec toutes leurs bulles, les raies ont fuient aussi vite qu’elles m’étaient apparu, et il en est apparement de même pour beaucoup de gros animaux marins, plus facilement effrayé par les bulles du detendeur que les petits poissons, mais maintenant j’aurais la possibilité de faire les deux, a travers le monde entier puisque ce diplôme est reconnu partout, et m’en voila bien heureux ! la prochaine plongée se fera probablement a Kuta Lombok, c’est la saison ou les requins marteaux se regroupent en banc de centaines d’individus… finger cross !]
 
Méryl nous a rejoint pour quelques jours a Nusa Lembongan ! Encore de bons moments passés avec notre fidèle compagnon de voyage ! après l’Australie, la Nouvelle Zélande, L’Indonésie ! mais pour une fois, on avait pas a travailler, juste a se donner rendez-vous pour refaire le monde autour d’un bon Happy Hour ! On tenait aussi a parler de quelques choses qu’on a remarqué en Indo. Beaucoup d’endroit pour ne pas dire tous, sont très pollués, notamment des emballages plastiques. Ce n’est pas souvent quelques choses dont les gens parlent quand ils reviennent de Bali (normal quand on a deux semaines de vacances par an, on garde que les bons côtés), mais c’est une réalité, et tous les futurs hôtels qu’on a vu en construction ne vont certainement pas aider a arranger ça. Mais on a quand même vu a Padang, une opération nettoyage de la plage, organisé par Rip Curl, mais faite par les locaux, a Nusa Lembongan, un australien qui essayait de sensibiliser un village au ramassage et brulage des déchets. Et ici a Lombok on a vu ça aussi. Un bon début peut être ? Après 1 fast boat avec du Bob Marley à fond, un taxi avec un Balinais super gentil, une bonne arnaque, et un trajet en ferry surchauffé de 5h et un autre taxi avec un italien qui parle anglais comme un orang outan portugais, nous voilà arrivés à Lombok.
 
Les journées sont rythmées ici avec les prières du minaret (heureusement que Noel Flantier est pas dans le coin pour tabasser le muezzin), le ramadan a commencé aujourd’hui, on essaye d’être aussi respectueux que possible et de ne pas manger ou boire dans la rues, et pour moi, fille, de me couvrir autant que je peux avec cette chaleur, mais au moins éviter les mini robes moulantes, et autres micro short et haut transparent ( cf tenues des australiennes..) Les gens de Lombok, sont à l’image de ceux de Bali et de Nusa Lembongan, souriants, gentils, blagueurs, ouverts et parlent un bien meilleur anglais.
 
(Ps : en relisant l’article, on se rend bien compte que nous avons un peu la dent dure sur les australiens, ce n’est en aucun cas une vendetta, il s‘agit juste d’une réalité, et pourtant, on a vraiment adoré l’Australie, et de manière générale les australiens. Nous sommes juste sidéré par le manque de respect dont ils font preuves ici en Indonésie, autant ils sont adorable chez eux, autant a l’étranger, ya des baffes qui se perdent, et c’est d’ailleurs rigolo comment quelques australiens s’excusent systématiquement du comportement de leurs compatriotes, c’est bien que certains sont conscients de la betise et l’irrespect dont ils peuvent faire preuve. Juste un petit exemple, aujourd’hui, premier jour du Ramadan, une nenette se balade en tee shirt transparant avec une culotte en dentelle en pleine rue, merci madame)
 
Une petite parenthèse un peu plus personnelle… Je tenais aussi a parlé d’un moment particulier, qui pour je ne sais quelle raison m’a touchée, j’attendais que Guillaume rentre d’une de ses plongées , assise sur la plage et 3 petites filles, Kadec, Made, et Putu, sont venus me voir, et se sont assises avec moi, Kadec, la plus âgée parlait un peu anglais et on a passé peut être une vingtaine de minute a « discuter ». Elles m’ont appris des mots indonésiens, elles se sont moqués de moi quand je n’arrivais pas a prononcé les mots, rien de bien spécial pourtant. Mais j’ai été touchée par ce moment. Peut-être parce que jusque-là les seuls échanges avec ces enfants était un « no thank you » gêné en réponse à leur « do you want to buy a braceleeeet ? » Peut-être parce que jusque-là je n’ai pas vu beaucoup d’enfants venir parler à des « Western Peolple » comme moi, autre que pour leur vendre un bracelet. Peut-être parce que c’est venu d’elles-mêmes, et que j’ai envie de croire qu’un enfant à cet âge-là c’est encore un peu innocent où sincère, même si ils sont là, sous le soleil toute la journée, à essayer de vendre leurs coquillages ou leurs bijoux. J’ai envie de croire que même dans ces conditions, dans ce pays, ces enfants restent des enfants que je ne suis pas qu’un dollars sur pattes. Alors oui, au final je leur ai acheté un bracelet, mais pendant ces 20 minutes là, il n’en a pas été questions, c’était juste un échange, une rencontre.
 
[Edit de Guillaume : quand même, quand la gamine de 11ans répond a une touriste « noooo I can’ t give it to you for 8000, I buy in Denpasar 8000 and after it comes by boat ! Bankroute 8000 !”, on se dit qu’elle va faire fortune cette petite, et c’est tout ce qu’on lui souhaite]