mercredi 10 juillet 2013

Helloooo do you want to buy my braceleeeeeeet ?

Je crains que nos vacances au soleil ne nous réussissent pas tant que ca! Ca fait au moins 5 jours qu’on repousse l’écriture de cet article, alors qu’on n’a rien de vraiment plus important à faire. Bon , on ne sait plus trop où on s’est arrêté dans nos aventures la dernière fois, donc désolés par avance, de la redondance des choses si tel est le cas !
 
On a commencé notre parenthèse indonésienne par un séjour a Padang. La météo était plutôt mitigée au début, mais on a tout de même profité de quelques belles éclaircies pour faire nos premières escapades en scooter ! Je dois dire que Guillaume, totalement inexpérimenté et immédiatement nommé « chauffeur en chef », s’en est très bien tiré ! Pas de mauvaises chutes à déplorer jusqu’à maintenant ! Nous sommes allés jusqu’au temple hindous d’Ulu Watu, avec un petit détour par Ulu Watu Beach avec ces fameuses vagues, plutôt en forme ce jour-là, ce qui a fait regretter à Guillaume de ne pas avoir sa planche avec lui ! D’autant plus lorsque de retour à l’hôtel, en papotant avec des Néozélandais ( qui vivent à Tauranga, là où vient de passer 2 mois à mettre des kiwis en boite !), il paraitrait qu’il n’y avait personne sur le spot.. de quoi faire monter la pression de Guillaume d’un chouillat ! Ulu Watu, sans 150 personnes dessus, c’est rare parait-il ! Bref, on essaye de passer à autre choses, on se décide à aller faire notre première expérience plage, à Padang..mauvaise idée. La marée était haute ce qui faisait passer la taille de la plage de petite à minuscule, et de assez fréquentée à bondé ! On se déniche un petit coin pour poser nos fesses, mais la : cauchemar ! Nous sommes entourés de Brésiliens et Brésiliennes, où d’Australiens et d’Australiennes, ce qui dans les deux cas, n’est franchement pas terrible pour notre moral. L’explication : fermez vos yeux, pensez aux clichés de beaux brésiliens, ou brésiliennes d’une vingtaine d’année, renouvelez l’expérience avec la nationalité australienne.. et rappelez-vous chaque année, ce sentiment plutôt désagréable des premières journées plages ! ahah
 
Il était temps pour nous de toutes façons de quitter Padang, la Rip Curl Pro Competition, ou un nom comme ca, allait commencer, et avait déjà commencé à attirer beaucoup de bruyants australiens (encore !), avec son lot de « culture surf », à qui sera le plus cool, assez usant à la longue ! Nous voilà donc sur une sorte de public fast boat, pas si fast que ça au final, et quelque peu surchargé peut etre, en direction de Nusa Lembongan. La première partie de la traversée s’est déroulée plutôt tranquillement. C’est à mi-chemin que les choses ont commencés à devenir un peu plus pétillantes. En effet, nous voilà dans une houle d’un bon 3m, avec des gens pas très rassurée. Heureusement, cette fois ci, le « capitaine » ( a-t-il jamais eu un cours de pilotage de bateau ?), avait un certain sens de la mer et peut etre de responsabilité, et il anticipait assez bien les vagues de cette houle croisée et ralentissait quand il fallait.
 Nous sommes donc arrivée a bon port, saint et sauf ! On a un peu eu du mal à trouver un hotel qui nous allait, a un bon prix, mais après 3h de recherches a scooter, nous nous installions a Linda’s Bungalow ! Pullek, le local qui nous a aidé a trouvé cet endroit, nous a par la même occasion arrangé et réservé un petit trip snorkelling raie mantas, avec son cousin Yurik pour le lendemain, avant qu’on est eu le temps de dire ouf ! bon bah ok alors ! Guillaume a pensé que ça serait un bon moyen pour moi, de ne pas trop y penser et de ne pas pouvoir faire machine arrière ! Du coup, le lendemain matin 8h, on embarque sur cette sorte de pirogue des temps modernes avec un gros moteur ( sans doute beaucoup trop puissant) et nous voilà partie à la recherche des raies mantas. Jusqu’à la sortie du lagon, tout allait bien, même si j’avais un petite boule dans le ventre à l’idée de devoir sauté dans l’eau avec des « poissons » aussi gros.. C’est arrivée un peu plus au large que ça s’est corsé ! La houle que l’on avait eu la veille était encore bien présente, et manque de chance pour nous, ce nouveau capitaine, n’avait pas les mêmes compétences que le précédent. Est-ce qu’il était inconscient, incompétent, ou juste un gros bourrin ? on ne le saura sans doute jamais, mais quelle traversée ! Guillaume et moi on a rarement eu aussi peur en bateau, le « capitaine » fonçait droit sur les vagues, faisant pencher le bateau dangereusement dans la houle, et faisant craquer et claquer violement la coque fragile du rafiot sans jamais ralentir.. Je n’étais vraiment pas rassurée a l’idée de nager avec des raies alors là, j’avoue que j’ai eu besoin de verser ma petite larme pour évacuer la pression. On arrive finalement à Manta Point, nous sommes les premiers sur le spot ( pas étonnant a cette vitesse!). Manta Point est une sorte de petite baie, assez ouverte sur la mer, pas vraiment abritée a en croire la houle qui entrait et se fracassait sur les falaises.. Pas vraiment les conditions idéales pour me mettre à l’aise, et même Guillaume à eu une petite appréhension avant de se mettre a l’eau. Finalement, Guillaume est dans l’eau et à l’air émerveillé par ce qu’il voit, et moi je suis toujours sur le bateau, j’observe les raies depuis le rafiot, en me maudissant encore une fois de pas avoir les c******s d’y aller et de regretter encore une fois ( cf episode avec les dauphins en NZ). Il m’a bien fallu un bon quart d’heure avant de demander à Guillaume de revenir vers le bateau et de me prendre sous son aile. Et Hop me voilà moi aussi dans l’eau ! A peine fait 5m, je vois ma première raie manta.. superbe, irréaliste, effrayant, mon cœur bat fort fort et ma tête ne répond plus trop, et 5m de plus et c’est carrément un escadron de 5 ou 6, peut être plus qui viennent vers nous. Elles sont immenses, elles dansent autour de nous, et nous encerclent plus au moins, , elles ont cette tendance a venir droit sur toi, et faire demi tour ou changer de direction a la derniere minute, et c’est sans doute un peu trop et un peu trop tôt pour moi, je flippe carrément, mon cœur va exploser ! Guillame m’escorte donc jusqu’au bateau. Je suis soulagée et heureuse de l’avoir quand même fait, c’est pas tous les jours qu’on arrive a vaincre c’est plus grande peur, même si, j’ai encore beaucoup à faire !
 
[Edit par Guillaume : Pour moi, cette immersion dans le grand bleu avec les Manta reste jusqu’à maintenant la plus belle expèrience de ce voyage, certes la traversée a été très sportive et inquietante, la mise a l’eau également (imaginez une falaise de 75m de haut, une houle de 3m qui s’écrase dessus, et on vous demande de sauter dans l’eau « yes jump bagus bagus », mais une fois dans l’eau, comme toujours, c’est un nouveau monde et l’atmosphere magique de l’océan qui prend le dessus, on a du voir une quinzaine de raies, a deux dans l’eau, plus tard j’apprendrais la taille de l’une d’elle en discutant avec un local, après lui avoir décrit la grosse raie apparement assez vieille qui m’a approchée, facilement reconnaissable car elle avait un morceau en moins, ce local m’a dit « oh yes ! big mama ! 4.5m wide ! huge ! », après une heure dans l’eau je dirais, une dizaine de bateaux des centres de plongée sont arrivés, avec entre 5 et 15 personnes pour chaque bateau, ils ont tous sauté dans l’eau, les raies se sont enfuient a toutes ailes, et on a été les seuls a en voir autant ce matin la, et je pense probablement aussi pour toute cette semaine ! une chance inouie, comme d’habitude quand il s’agit de wild life, on a un bol fou (petit clin d’œil a Juju Dundee, on avait ce même Karma nature tout les deux).]
 
Notre séjour a Nusa Lembongan est ensuite rythmé par nos ballades a scooter, on a decouvert un endroit superbe, le Blue Lagoon avec une eau d’un bleu, d’un camaieu de bleu que l’on avait jamais encore vu, magnifique et la possibilité de sauter d’une falaise de 13m de eau dans ce cocktail de Curracao salé. Le reste du temps on rencontre les locaux, on marchande, on passe devant les enfants qui inlassablement nous répètent la seule chose qu’il sachent dire en anglais « hello, do you want to buy my braceleeeeet ? », ceci a longueur de journée, tout les jours, toute l’année. Notre séjour et plus particulièrement notre sommeil est rythmé avec les chants des dizaines de coqs de combats enfermé derrière le mur mitoyen a notre chambre, un bonheur ! mais également par nos deux voisins de chambres australiens qui semblaient avoir un penchant pour l’alcool, les retours de soirée matinaux, et les discussions, comment dire, bruyantes ?! Any way ! Guillaume a passé son PADI Open Water aussi, et on dirait qu’il s’est découvert une autre passion !
 
[Edit par Guillaume : Effectivement, j’avais toujours voulu passer mon PADI a chaque nouvelle destination que je decouvrais, pour voir ce qu’il se passait dans les profondeurs que je ne peux atteindre en apnée, mais j’avais toujours été effrayé par le prix ! mais ça y est, j’ai franchi le cap, ici le PADI est pas si chère que ça si on compare a l’Australie ou la Nouvelle Zelande, donc me voila tout fraichement diplomé, c’est une superbe sensation de pouvoir respire sous l’eau, j’était déjà passionné par le snorkelling, le free diving et le spear fishing, mais en apnée, il est difficile de se poser vraiment longtemps au fond de l’eau, suffisament longtemps pour que les poissons tout d’abord effrayé prennent enfin confiance et viennent te voir, avec les bouteilles ce problemes n’es plus la, on se pose 5/6min a un endroit, près d’une grotte ou une crevasse, et tous les poissons timides finissent par s’approcher ! c’est le top, grâce a mes 4 plongées pour valider la formation, j’ai pu croiser des tortues, des thons, serpents de mer, des barracudas, lion fish, scorpion fish, murènes, et bien d’autres milliers de poissons. Je n’arreterais pas pour autant le free diving, bien au contraire, si les petits poissons se rapprochent plus facilement d’un plongeur bouteilles, les gros poissons eux non, j’entend par la les raies par exemple, auront beaucoup plus tendance a s’approcher d’un free diver que d’un plongeur bouteille, j’ai pu comparer les deux a Nusa Lembongan, et en snorkelling on a vu une quinzaine de raies, et quand les plongeurs sont arrivé avec toutes leurs bulles, les raies ont fuient aussi vite qu’elles m’étaient apparu, et il en est apparement de même pour beaucoup de gros animaux marins, plus facilement effrayé par les bulles du detendeur que les petits poissons, mais maintenant j’aurais la possibilité de faire les deux, a travers le monde entier puisque ce diplôme est reconnu partout, et m’en voila bien heureux ! la prochaine plongée se fera probablement a Kuta Lombok, c’est la saison ou les requins marteaux se regroupent en banc de centaines d’individus… finger cross !]
 
Méryl nous a rejoint pour quelques jours a Nusa Lembongan ! Encore de bons moments passés avec notre fidèle compagnon de voyage ! après l’Australie, la Nouvelle Zélande, L’Indonésie ! mais pour une fois, on avait pas a travailler, juste a se donner rendez-vous pour refaire le monde autour d’un bon Happy Hour ! On tenait aussi a parler de quelques choses qu’on a remarqué en Indo. Beaucoup d’endroit pour ne pas dire tous, sont très pollués, notamment des emballages plastiques. Ce n’est pas souvent quelques choses dont les gens parlent quand ils reviennent de Bali (normal quand on a deux semaines de vacances par an, on garde que les bons côtés), mais c’est une réalité, et tous les futurs hôtels qu’on a vu en construction ne vont certainement pas aider a arranger ça. Mais on a quand même vu a Padang, une opération nettoyage de la plage, organisé par Rip Curl, mais faite par les locaux, a Nusa Lembongan, un australien qui essayait de sensibiliser un village au ramassage et brulage des déchets. Et ici a Lombok on a vu ça aussi. Un bon début peut être ? Après 1 fast boat avec du Bob Marley à fond, un taxi avec un Balinais super gentil, une bonne arnaque, et un trajet en ferry surchauffé de 5h et un autre taxi avec un italien qui parle anglais comme un orang outan portugais, nous voilà arrivés à Lombok.
 
Les journées sont rythmées ici avec les prières du minaret (heureusement que Noel Flantier est pas dans le coin pour tabasser le muezzin), le ramadan a commencé aujourd’hui, on essaye d’être aussi respectueux que possible et de ne pas manger ou boire dans la rues, et pour moi, fille, de me couvrir autant que je peux avec cette chaleur, mais au moins éviter les mini robes moulantes, et autres micro short et haut transparent ( cf tenues des australiennes..) Les gens de Lombok, sont à l’image de ceux de Bali et de Nusa Lembongan, souriants, gentils, blagueurs, ouverts et parlent un bien meilleur anglais.
 
(Ps : en relisant l’article, on se rend bien compte que nous avons un peu la dent dure sur les australiens, ce n’est en aucun cas une vendetta, il s‘agit juste d’une réalité, et pourtant, on a vraiment adoré l’Australie, et de manière générale les australiens. Nous sommes juste sidéré par le manque de respect dont ils font preuves ici en Indonésie, autant ils sont adorable chez eux, autant a l’étranger, ya des baffes qui se perdent, et c’est d’ailleurs rigolo comment quelques australiens s’excusent systématiquement du comportement de leurs compatriotes, c’est bien que certains sont conscients de la betise et l’irrespect dont ils peuvent faire preuve. Juste un petit exemple, aujourd’hui, premier jour du Ramadan, une nenette se balade en tee shirt transparant avec une culotte en dentelle en pleine rue, merci madame)
 
Une petite parenthèse un peu plus personnelle… Je tenais aussi a parlé d’un moment particulier, qui pour je ne sais quelle raison m’a touchée, j’attendais que Guillaume rentre d’une de ses plongées , assise sur la plage et 3 petites filles, Kadec, Made, et Putu, sont venus me voir, et se sont assises avec moi, Kadec, la plus âgée parlait un peu anglais et on a passé peut être une vingtaine de minute a « discuter ». Elles m’ont appris des mots indonésiens, elles se sont moqués de moi quand je n’arrivais pas a prononcé les mots, rien de bien spécial pourtant. Mais j’ai été touchée par ce moment. Peut-être parce que jusque-là les seuls échanges avec ces enfants était un « no thank you » gêné en réponse à leur « do you want to buy a braceleeeet ? » Peut-être parce que jusque-là je n’ai pas vu beaucoup d’enfants venir parler à des « Western Peolple » comme moi, autre que pour leur vendre un bracelet. Peut-être parce que c’est venu d’elles-mêmes, et que j’ai envie de croire qu’un enfant à cet âge-là c’est encore un peu innocent où sincère, même si ils sont là, sous le soleil toute la journée, à essayer de vendre leurs coquillages ou leurs bijoux. J’ai envie de croire que même dans ces conditions, dans ce pays, ces enfants restent des enfants que je ne suis pas qu’un dollars sur pattes. Alors oui, au final je leur ai acheté un bracelet, mais pendant ces 20 minutes là, il n’en a pas été questions, c’était juste un échange, une rencontre.
 
[Edit de Guillaume : quand même, quand la gamine de 11ans répond a une touriste « noooo I can’ t give it to you for 8000, I buy in Denpasar 8000 and after it comes by boat ! Bankroute 8000 !”, on se dit qu’elle va faire fortune cette petite, et c’est tout ce qu’on lui souhaite]
 
 
 

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