vendredi 27 septembre 2013

South Islanders

ça y est, nous voici de nouveau sur la route, depuis... 2 semaines? 3 ? peut etre 4, le temps file a une vitesse effrayante maintenant qu'on a notre deadline, retour en France le 6 decembre, finalement tout nos plans bateaux sont tombés a l'eau (haha) pour le moment, et sont reportés, pas la peine d'en dire plus pour l'instant, vu qu'on a des nouvelles opportunitées tous les mois, on en parlera plus tard.
Après de court Adieu a nos amis Gibby et Maree, on est reparti, direction plein sud, rejoindre Gaelle et Gigo sur les bords du lac Taupo, on y est deja passé il y a quelques mois, mais c'est sur la route, alors on y fait un petit arrêt. Cette fois, la temperature n'est pas la même, ça caille sévère, l'avantage c'est la neige sur tout les sommets a l'horizon, c'est d'une beauté a couper le souffle. Après une courte pause nous voila reparti direction New Plymouth, voir le Taranaki, dans l'ouest. Pour cela on a décidé d'emprunter la "Forgotten Highway", vieille route maintenant plus ou moins laissée a l'abandon, des ponts y ont été construit, mais la route qui devait se trouver de l'autre côté du pont a été oubliée, les projets ont du changer, on y trouve des morceaux de villages totalement désert, vestiges d'une époque ou quelqu'un nourrissait de grands espoirs pour cette région maintenant totalement déserte. C'est désert, mais c'est beau, de grandes vallées vertes, l'herbe a parfois des reflets fluos assez étonnant, on met quand même 5h pour faire 150km, on est pas sur que ça vallait le coup de faire ce détour, jusqu'au moment ou on franchi la crête de la derniere vallée, nous voila avec une vue dégagée plein ouest, plus une seule coline a l'horizon, c'est plat, merveilleusement plat, ce qui offre une vue splendide sur la montagne dont la cime culmine a plus de 2500m, elle est la, seule a l'horizon, aucune montagne ou colline n'ose lui voler la vedette, elle est seule, les collines alentours ont dut se dégonfler il y'a des milliers d'années auparavant face a la majestée de cette montagne. C'est aussi la seule journée ou on aura eu la chance de la voir, les jours suivant une tempête est arrivée et d'enormes nuages noirs sont venus se scotcher tout autour de la montagne, avec la ferme intention d'y rester pour un bout de temps. On a profiter d'être a New Plymouth pour faire notre COF (équivalent du Controle Technique en France), on a bon espoir d'y passer sans trop de frais puisque le dernier COF en date a couté une brique aux anciens propriétaire pour y changer plein de choses, mais rien qui ne pouvait annoncer des ennuis a venir. Donc c'est l'esprit plus ou moins serein qu'on se rend faire notre 1ere visite. Le gars tripote notre camion pendant 20minutes, puis se pointe avec sa feuille, j'y jette un oeil rapide avant qu'il est le temps de dire quoi que ce soit, la liste est plutot courte, j'y aperçois un équilibrage des freins arrière et des points de rouille a traiter, rien d'alarmant a premiere vue, sauf que. Finalement l'équilibrage des freins nous a quand même couté 400$ puisqu'il a fallu remplacer plusieurs pieces de chaque côté du van, si on réparait qu'un côté, le problème d'équilibrage se serait simplement inversé, c'est la deprime,on se dit que pour la rouille qui est quand même très minime, on devrait s'en sortir pour pas cher. Deuxieme erreur, le premier gars nous annonce 700$, le gars veux découper la tole et la remplacer, il est fou lui ! Finalement on rencontre un mecano sympa qui nous bricole ça pour pas cher (100$ quand même), pas comme ces enfoirés du CT auraient voulu, mais suffisamment pour qu'ils puissent plus ouvrir leur clapet. New Plymouth nous aura donc alleger au final de 610$, le tout agrémenté d'un temps catastrophique ou la seule attraction du coin, la montagne, était couverte de 4km d'épaisseur de nuages. On se casse donc vers des cieux plus cléments, après quelques jours de ballade nous voila a Cap Palliser, pointe sud de l'ile du nord, la côte est grandiose, la montagne remplie de moutons se jettent dans une mer bleu turquoise et des plages de sables noires peuplées d'otaries, c'est un endroit vraiment remarquable. En arrivant, tout ne s'est pas annoncé très bien puisque la seule dirt road qui menait a la pointe extreme sud était fermée pour travaux, rendant tout accès impossible, mais les ouvriers finissent tot leurs journées ici, a 16h30 ils étaient déja loin, et en forçant un peu la main a Louison, on traverse quand même cette ébauche de pont en construction (a pied, pas en voiture), on marche sur quelques centaines de mètres et on se retrouve en plein milieu d'une colonie d'otarie, personne n'a eu accès a cette partie de la côte depuis des semaines, les bestioles ont donc eu largement le temps de coloniser chaque recoin, et nous voila a nous promener en plein milieu d'elles, a l'heure de la sieste, on a même failli trébucher sur une planquée dans l'herbe, on a pu les approcher suffisament qu'on aurait pu les toucher (si cela avait eu un quelconque interet), c'était un chouette moment. Après un rapide passage a Wellington, on embarque sur le Ferry direction l'ile du Sud via les Malborough Sounds, encore une fois le paysage est grandiose, encore plus en bateau, une succession de collines et sommets remplis de pins et autres sapins qui se jettent dans de l'eau turquoise ou verte émeraude selon l'angle du soleil, un spectacle saisissant. On passe quelque temps dans ce parc et on se dirige vers l'Abel Tasman National Park, qui, si l'en est un, nourrit énormément d'espoir dans nos esprits. Il faut dire que la ou les personnes chargées de la communication de ce parc font un sacré boulot, on en entend parler depuis notre arrivée ici, on y voit des photos partout qui hantent chaque brochure touristique, alors c'est plein d'espoir qu'on s'y rend. Malheureusement, ce qu'ils oublient de préciser, c'est que si tu ne payes pas, tu ne vois rien... On a voulu faire une partie de la rando de 54km qui longe ce parc, on a donc marché 25km, pour voir...rien. On suit un chemin d'un mètre de large dans une foret sympathique mais sans plus, on y vois pas a 2m, avec aucun point de vue sur la mer, qui est le centre d'interet de ce parc, chiotte alors, 6h de marche pour finalement avoir une petite vue a la toute fin, bon... mauvaise surprise. Si on a des sous, on peut prendre des bateaux taxis qui nous promenent sur la cote, ce qui doit etre sympa, et si on a encore plus de sous on peut y faire du Kayak mais il faut tout de même prévoir 200$ la journée par personne pour un kayak, alors bon... ils peuvent se la foutre ou je pense leur pagaie.  Surtout que, sans vouloir être chauvin, cette côte nous a beaucoup fait penser a nos iles en bretagne, alors oui c'est magnifique, mais après  nos voyages, on a maintenant un standard "eau turquoise / plage paradisiaque" super haut, contrairement a notre standards "sommets enneigés" très bas, puisqu'on a pas du tout l'habitude de voir ça. C'est donc après ces deux parcs que la "vraie" Nouvelle Zélande que l'on s'imaginait s'offre a nous, via l'Arthur pass, une route qui traverse l'ile d'ouest en est par les montagnes, 200km de route a couper le souffle, tous les sommets sont encore enneigés, et on doit s'arrêter tous les 100m pour admirer le paysage tellement on en revient pas d'une telle immensité. C'est aussi l'occasion de notre premiere rencontre avec le Kea, sorte d'enorme perroquet des montagnes dont le seul but dans la vie est d'arracher tous les joints de toutes les voitures qui passent, sans déc, verifiez sur internet, c'est son occupation principale a ce piaf ! A peine garer on aperçoit ce jolie perroquet vert et orange qui nous fonce dessus "tiens c'est marrant il vient nous voir", et voila que 10 secondes plus tard, ils sont 4 sur le toit a chercher un joint a arracher ! merde alors ! et redemarrer le van ne suffit pas, ils restent accroché sur le toit même quand on commence a rouler ! il faut attendre qu'une autre voiture vienne se garer pour esperer s'en débarasser. Je sais pas pour les autres kéas, mais en tout cas les 4 qui hantent Arthur Pass ne sont vraiment pas peureux, il faut litteralement les pousser pour les empecher de défoncer les joints, et avec ce bec de 6/7cm de long, on n’a pas envie d'y approcher les doigts!
Nous sommes maintenant arrivé sur la côte Est, près de Christchurch, ou on attend que le sale temps qui vient de s'installer s'en aille pour se rendre au lake tekapo, pas loin du Mt Cook, la plus haute montage de Nouvelle Zélande !
A suivre donc.
Quelques jours plus tard :
Le mauvais temps met notre patience a rude épreuve ! on a déjà l’impression d’aller vite, mais le manque de soleil nous fait presque avancer encore plus vite !
On a pas eu la patience d’attendre que le ciel se dégage pour aller vers le Lake Tekapo ou le Mt Cook, on fera le détour en remontant vers le nord, en esperant le beau temps cette fois ( oui oui on espere beaucoup !)
Du coup on a repris la route vers le sud, toujours plein d’espoir, le temps commence a nous peser, c’est comme ces journées de novembres en Bretagne , ou le ciel est d’un gris clair presque aveuglant, comme si on était dans un nuage, ou il fait bien humide,et ou il n’y a aucune variation de lumiere, il fait gris du matin au soir avant et après , c’est la nuit… notre descente vers le sud ( et du coup le pole sud !) n’arrange pas les températures.
Aujourd’hui en se levant on est aller marché sur la plage du spot ou on a dormi ( quand je dis plage ici, n’imaginez pas, plage de sable plutôt clair, sur la cote est de l’ile du sud, plage signifie bande de galet gris/ noir sur des km de long). On esperait comme hier matin voir une otarie, et effectivement on en a vu une..On trouvait ca bizarre de pouvoir s’approcher d’aussi près, sans qu’elle ne daigne ouvrir un œil, mais bon parfois elles sont tellement épuisées de leurs séjours en mer qu’elles dorment vraiment profondément. On a eu un mauvais préssentiment.. et effectivement quand je l’ai touché avec un baton ( au cas ou ! ca a quand meme des sacrées dents !) qu’on s’est rendu compte qu’elle était morte. De l’eau ruisselait encore de ces moustaches, on aurait dit qu’elle s’était posée la, et c’était juste endormie pour toujours.. dur dur dès le matin, surtout avec un ciel gris aussi deprimant.
Nous sommes a Oamaru, et on attend la tombée de la nuit pour pouvoir observer les colonies de pingouins au yeux jaunes et des petits pingouins bleus. En croisant les doigts pour ne pas attendre pour rien.. !
 
Quelques jours plus tard :
Oamaru, ville de pêcheur sans grand interet, perdu dans la bruine grise et froide… la journée fut longue, mais on a eu de la chance, on a pu voir de beaux pingouins aux yeux jaunes en fin d’après midi, malheureusement, pour ce qui est des Pingouins Bleus, on a oublié, 30 dollars pour s’assoir dans des gradins et assister au retour des pingouins qui remonte entre des barrières, non merci, c’est pas l’idée qu’on se fait d’un animal sauvage ! Ducoup on a continué vers le Sud, arrivé a Dunedin, il fait « beau » (nos critères ont bcp baissés dans ce domaine), on se dirige vers la peninsule ou se vivent beaucoup d’espèces differentes, on est surtout excité a l’idée de voir les Albatross Royaux qui ont une colonie la. La journée commence par une longue rando sur une plage interminable, mais sous le soleil quel plaisir, tout au bout on fait la rencontre de nos premières Sea Lions entrain de ronfler, effectivement, rien a voir avec une seal, si ce n’est l’odeur. C’est une belle bête, et pas du tout effrayé par l’homme, alors qu’une seal fuierait si vous vous approchez trop près, ceux-ci ils grognent, et vous chargent ! Il ne s’agit la que d’une maman épuisée et de son petit, mais on veux pas les déranger nous ne nous approchons donc pas de trop, le petit nous montre un peu d’interet, la mère pas un seul, elle roupille en gardant un œil ouvert a l’affut tout de même.
Après ça on s’est dirigé vers la colonie d’Albatross, et la nouvelle desillusion, c’est 50$ pour acceder a la falaise, et a cette époque il y’a seulement 6 oiseaux qui se trouvent dans les parages, avec de grandes chances pour qu’il se trouve en mer au moment de la visite, puisque pour 50$, tu as le droit a 20min sur une plateforme au bord de la falaise, ça fait cher la minute ! Donc on en a pas vu, malheureusement, mais plus ca va et plus on se dit qu’on reviendra ici une fois le passeport Australien en poche, passer 2 ou 3 semaines en plein été, a la periode ou tout les animaux s’y trouvent. On a tout de même appris pas mal de choses sur ces animaux, a savoir que cette espèce qui compte seulement 20 000 individus, se trouve a 99,75% sur Chatam Island, au large a l’Est de la Nouvelle Zélande, ça fait donc pas beaucoup de bestios ici sur le « mainland » ! Cette incroyable bestiole passe les 4 premières années de sa vie entre le 30eme et le 60eme parallèle, sans jamais s’approcher d’aucune terre, il passe son temps en vol, pendant 4 ans ! ensuite il retourne la ou il est né pour la periode de reproduction, a titre d’informations, cet incroyable géant (3m d’envergure) peut faire la distance Nouvelle Zélande – Chili en seulement 4j, a savoir 1500km par jour, balaise pour un piaf !
Donc finalement on a aura vu des Sea Lions, et c’est tout, c’est déjà pas mal mais on avait beaucoup d’espoir sur cet endroit, et finalement les site ou voir les Albatross et également les Pingouins Bleus sont devenus payant récemment. Misère. On a continué la route vers le sud, les Catlins, ça fait longtemps qu’on parle de cet endroit ! resèrve marine géante pour toute sortes d’animaux, on y passera 4 jours a explorer plages/dunes et falaises, on aura eu la chance de voir une demi douzaine de Sea Lions, dont 3 enormes males (500 a 600kg) se battrent entre eux, une sorte de rituel d’entrainement avant la saison des amours le mois prochain, ou la ils se mettrons sur la gueule sans retenir leurs coups. C’était super, on a pu se planquer dans un buisson sur le haut de la dune et s’approcher a quelques mêtres seulement d’eux, suffisament pour que leurs odeurs nous frisent les poils du nez, et leurs rugissement nous accelerent légerement le rythme cardiaque en imaginant la situation ou l’un des mâles sentent notre précense (surtout celle de Guillaume qui se parfume a l’urine d’otarie depuis deux semaines) et se mettent a nous charger avec ses 600kgs. On aura eu egalement la chance de voir plusieurs pingouins aux yeux jaunes de beaucoup plus près cette fois ci, a une dizaine de metres seulement de nous, ils sont une sacrée dégaine et se déplace d’une façon on ne peut plus comique, encore un beau spectacle, sous la grisaille, mais ça, on y est habitué. Après encore quelques jours de route et d’aventure, nous voila a Te Anau, près de Milford Sound, il fait un temps de chien, il pleut des litres d’eau, comme plus de 200j dans l’année apparement, ici les gens sont habitués, mais quand on est en van, c’est dur de s’y faire, surtout que lorsqu’il ne pleut plus et qu’on sors enfin se dégourdir les jambes, c’est pour se retrouver envahi de Sand Flies affamés qui nous picorent de haut en bas, oh bonheur ! ça fait deux jours qu’on est la, et normalement demain le temps s’ameliore, on va donc se rendre tout au bout de la route jusqu’aux Sounds, et y faire une croisière apparement incroyable au milieu de ce sound connu mondialement, va falloir faire vite, la pluie reviens a l’assault dès Lundi, et c’est vraiment pas une zone ou trainer quand il pleut comme ça ! Pour couronner le tout, je suis allé essayer de pêcher du saumon dans une des grandes rivières du coin, et me demandez pas comment c’est arrivé, mais mon seul pantalon et mes chaussures de randos sont maintenant détrempés jusqu’à l’os, avec aucune possibilité de sécher, misère ! me voila donc en short et basket alors qu’il pleut des trombes, et que la neige est vraiment pas loin avec les -2° qu’on se tape ! Bref, l’aventure c’est l’aventure !
Kénavo



 

 

 


 

vendredi 30 août 2013

Home is wherever the heart is

De retour en Nouvelle Zelande !  enfin ! un peu de fraicheur, des paysages verts, les retrouvailles avec nos amis, ca fait un bien fou.
On est arrive a l'aeroport d'Auckland a peu pres au moment ou Brooke terminait son service a l'aeroport justement, donc a pas eu a attendre longtemps pour qu'elle vienne nous chercher, mais deja, ces quelques minutes passees au soleil, a la sortie de l'aeroport, avec cet air frais, qui sens la Nouvelle Zelande et rien d'autres, quel plaisir. Nous voila donc arrive chez Brooke, les retrouvailles sont au top, retour avec la civilisation, une cuisine propre, des chiottes ou on peut s'assoir sans chopper la Malagapeste (Malaria + Gale + Peste), on y passera que 2 jours parce qu'on a qu'une hate maintenant retrouver le van, va probablement y avoir un peu de boulot dessus, les deux batteries et les pneus a plat, l'huile aura probablement deserte tout les tuyaux du moteur, enfin bref, de quoi s'occuper.
On trace donc direction Te Puke, a peine arrive, on s'arrete au shop acheter un pack de biere pour feter notre retour a la ferme, Gibby passe nous chercher quelques minutes plus tard et nous annonce que c'est gros apero ce soir, ya les All blacks qui jouent contre les Ozzies, pour l'occasion y'a un de leurs amis, accompagne par deux backpackers Polonais qui logent chez lui pour le moment (c'est fou ca, vous avez deja entendu ca en France vous? ici c'est a tout les coins de rue).
Voila quelques jours maintenant qu'on est a la ferme, on a ete agreablement surprise de voir que le van a demarre au quart de tour, que les pneus etaient nullement degonfles, rien a bricoler dessus, une vrai bête ce Cool banana's. On a fait le plein de matos de peche, après ces quelques semaines avec Fanch et Anna en indo, on a eu envie de se mettre a la peche au leurre, alors on a profite que Maree notre hote travaille dans un magasin de peche pour obtenir de sacrees reducs, et nous voila tout equipe, entre la peche normale, la peche au leurre et la chasse sous marine, on devrait manger du poisson regulierement, esperons.

Enfin bref, un article un peu inutile mais on a juste envie de dire qu'on est super heureux d'etre de retour, il fait frais, froid meme la nuit, mais en journee quand il y a du soleil (9j sur 10) il fait un bon 20/23, rien a envier a un ete Breton, l'air est pur, ca sens l'iode des qu'on pointe le nez dehors, nous revoila de nouveau libre, avec aucune autre obligation que celle d'etre le 6decembre a Auckland pour un retour en BZH, ah oui et aussi celle de pas de faire gauler par le Ministry of Justice ou le Manukau Instance Court, qui nous recherchent partout pour nous faire payer nos amendes de Free camping. Oups :)

On The Road Again.

mercredi 14 août 2013

Gili Meno - Ubud, 70km, 14h de voyage.

 
 
Zou des nouvelles, nous voila tout fraichement arrivé à Ubud après un long périple, mais d’abord, quelques mots sur Gili Meno. Comme prévu, et comme l’an dernier, Gili Meno est notre meilleur souvenir de tout notre voyage, des petites paillottes sur le bord d’une plage de corail, a quelques pas d’une eau bleu tiède et translucide, que de bonheur pour nos mirettes, que ça soit en dehors de l’eau a admirer le paysage, ou en dedans de l’eau, pour admirer les coraux, les poissons, et la bonne quarantaine de tortues qui doit vivre ici. Niveau tortue, c’est incroyable, il y a quelques jours de ça je parlais d’une plongée ou j’avais vu 17 ou 18 tortues a Gili T, ça reste le record, seulement c’était pas toujours aussi régulier, alors qu’a Gili Meno, c’était systematique, a chaque sortie (ce qui signifie, 3 a 4 fois par jour) on aperçois AU MOINS, un demi douzaine de tortues, certa         ines jeunes et timide, a la carapace encore reluisante et cirée a la brique, celle-ci ne se laissent pas trop approcher, craignant que cette bestiole qui gigotte maladroitement viennent lui tacher sa belle carapace tunée, d’autres sont beaucoup plus à l’aise avec les humains, elles en ont tout simplement rien a foutre, pour peur qu’on les embête pas, on peut les approcher de si près qu’on pourrait leur mettre le doigt dans l’œil (je sais, drole d’idée !), celle-ci sont plus agées, leur carapace est la pour le prouver, enorme, strillée de cicatrices et parfois d’algues, l’an dernier avec Alizée nous étions tombé sur un vieux male, qui, a sa taille, est évalué a au moins 70/80ans, ce qui commence a faire, nous sommes retombé dessus pendant notre séjour, sa taille est surprenante, elle fait 2 a 3 fois la taille des autres tortues, et c’est pourtant un spécimen de la même espèce, à croire que peu de tortues vivent aussi vieux que celui-ci, ou alors passent leurs retraites sous d’autres lattitude. Autre point, grâce a ce stage intensif de Freediving, je peux maintenant aller voir beaucoup plus profond ce qui se passe dans les profondeurs, sans avoir besoin de remonter respirer au bout de 30 secondes, sacrée atout puisque le spot de snorkelling de Gili Meno est longé par une fosse qui descend progressivement jusqu’au 50m (loin de moi l’idée d’atteindre de telles profondeurs a l’heure qu’il est), mais déjà, a 20/25m, les poissons n’ont plus l’habitude d’être sollicité, on peut donc les approcher plus facilement, et en cherchant dans les crevasses des coraux, je suis tombé sur plusieurs beaux spécimen de Langouste, d’enormes Snapper, d’autres poissons style « léopard » (Juju reconnaitra probablement, on en a croisé un gros y’a deux ans sur la GB), et également sur de gros lion fish, ou scorpion fish, pour le coup je suis pas sur, les spécialistes se feront leur idée en regardant la photo qui illustre cet article, ce sont des poissons magnifiques, équipés de dards (très venimeux) et de nageoires fantaisistes dans tout les sens, j’en avais jamais vu avant, et j’ai du en voir 5 ou 6 maintenant, du tout jeune petit et timide au gros adulte qui se gonfle lorsqu’on l’approche, très belle rencontre.
 
 
 
Outre tout ça, Gili Meno est toujours aussi tranquille, il y a quelques nouveaux home stay par rapport a l’année dernière, mais le developpement est moins flagrant qu’a Padang Padang par exemple, bien que visible. On a également eu la surprise de tomber sur un grand nombre de resorts fantomes, certains perdu au milieu de l’ile, d’autres placés sur de magnifiques terrains au bord de la mer, ils sont totalement abandonnés aux elements, leurs toits s’effondrent, leur passerelles s’effritent, leurs piscines sont rempli de nénuphars et certaines abritent même déjà des poissons. Le plus étonnant dans tout ça, c’est qu’outre les toits qui s’effondrent, les quelques chalets qui sont encore debout paraissent extrêmement récent, leurs grandes vitres sont encore toute en place, pas un gamin n’est venu les caillasser (activitée plus que réjouissante pour le premier petit malin qui découvre une zone désaffectée en premier), ça donne un effet assez glauque a cet environnement, plusieurs théories vont bon train quand on en parle a des expat’, certain parlent de l’attentat de Kuta il y a quelques années, qui a totalement bouleversée l’économie locale, d’autres expliquent simplement que ces resorts appartenaient a des Balinais au culte Hindoue, et qu’ils n’ont pas été très bien acceuilli par les locaux qui pratiquent l’Islam, peu importe la raison au fond, ça fait juste froid dans le dos !
 
 
Petite anecdote, Gili Meno n’a aucun distributeur de billets, banque, money changer, ou quoi que ce soit qui permettent d’obtenir de l’argent, il faut donc prévoir son budget, ou comme nous, après le premier jour on se dit que « fuck off » on va s’en mettre plein le bide et on explose le budget. Et dans ce cas, la seule solution c’est de retourner a Gili T, chose aisée a priori, après tout, l’ile se trouve qu’a environ 300/400m de Gili Meno, c’est vite fait en bateau. Evidement, tout cela n’est pas valable en indonesie, j’aurais encore une fois du m’en douter. Départ le matin a 8h, 40minutes de marche pour rejoindre le port ou je saute dans le public boat, le capitaine me dit qu’il peut m’attendre 15 a 20minutes, juste le temps de retirer des sous dans l’un des trois distributeurs qui se trouvent devant le port. A priori, 20minutes pour retirer de l’argent, c’est jouable. Sauf que non, pas ici. Aucun des distributeurs disponible n’a d’argent en stock, je me suis tapé les  14 distributeurs de l’ile, avant de finalement trouver un distributeur au sein d’un Home Stay de luxe, qui lui avait encore du cash. Evidement, le temps de faire tout ça et de revenir au port, le bateau était parti depuis des lustres. Je me rends donc au guichet leur demander a quelle heure est le prochain bateau, « 4pm, and you can’t use this ticket, this ticket was for return 9.30am, you’re late, you need new ticket » Ha Ha, la bonne blague, je dois racheter un ticket, en plus d’attendre  6h a rien foutre ? ma chère madame, il vous est bien égale de me prendre pour un jambon vous qui ne mangez pas de porc ? j’ai pas racheté de ticket, et j’ai pu remonter quand même dans un bateau a 4pm, mais donc au final, pour retirer de l’argent a 300m a vol d’oiseau de notre Home Stay, ça m’a pris 9h, une belle journée de gachée, un coup classique qu’on baptisera désormais d’un coup « à l’Indonesienne ».
Après 6jours sur place, il est temps de repartir, ça tombe bien, on a un peu hate de retrouver Fanch et Annabelle, et se rapprocher de Bali, c’est aussi se rapprocher de la Nouvelle Zélande, qui commence a nous manquer. On a déjà reservé a l’avance notre billet « all included » de Gili Meno jusqu’à Ubud, pour un prix raisonnable, (3fois moins cher que le fast boat, mais au final…on aurait ptet dut prendre le fast boat), en gros le trajet inclus : Public Boat de Gili Meno a Bangsal, Lombok, trajet en shuttle jusqu’à Lembar, on embarque dans le gros Ferry, puis on trace a Padang Bai, Bali, et ensuite a nouveau une shuttle jusqu’à Ubud. A l’achat, le gars nous a assuré « 5pm, you will be in Ubud !” bon, c’est pas trop mal, on part tout de même a 7h du matin, ça va faire une longue journée.
Oui sauf qu’a 5pm, on était toujours au milieu de l’océan.
A 7h du matin donc, on a embarqué dans un Public Boat surchargé, direction Bangsal, sur place, on est pas encore descendu du bateau qu’un local nous saute dessus « ticket ? what company ? » on lui dit notre compagnie, il nous répond « OK we go fast, they are waiting for you » « ah bon ? mais on est pas le premier bateau de la journée ? qui peut bien nous attendre a cette heure ci ? » et la le mec se dirige vers son taxi-charrette, balance nos sacs dedans et nous presse « quick quick, you’re late »,comme ils savent si bien le faire, le mec a l’air sur de lui, je lui demande si son taxi est inclus dans le prix, il nous balance une phrase de 15 secondes composés d’un seul et très long mot, histoire qu’on y bite rien, puisqu’au final il n’a absolument rien a voir avec la compagnie, et qu’il prévoit de nous charger une ptite somme une fois déposé, alors qu’on est qu’a 5min a pied de la ou il veut nous emmener ! C’est Louison qui a reussi a déjouer son entourloupe, et quand il a finalement compris qu’on se laissera pas avoir, il se barre en laissant nos sacs dans sa chariotte du diable, sans dire un mot, a la recherche d’un nouveau pigeon (et y’en a du pigeon, nous y compris !) au final, on a marché jusqu’au point de rendez vous et on a attendu une bonne heure que la navette arrive, alors son « quick quick you’re late… » il peut se le mettre à l’endroit qui voit jamais la lumière du jour. Après 2h de taxi, on arrive finalement au port, on embarque, on attend encore une heure, il y a plus de place a l’intérieur, on est obligé de se mettre sur le pont arrière, en plein soleil, les 4h de traversée s’annoncent caniculaire, et effectivement, on a suffoqué comme un pingouin aux maldives. (rajouté plus tard : autre point que j’ai oublié de préciser, l’état du bateau, le sol était tellement crasseux que absolument tout ceux qui étaient assis sur le pont ont foutu en l’air leurs fringues, vu la crasse je m’était contenté d’un petit banc peint en jaune tout propre, mais la peinture ne supportant pas la chaleur, le jaune est maintenant sur mon short, et le banc a repris sa couleur d’origine, j’ai été heureux de foutre mon short a la poubelle a peine arrivé a Bali) Après ces 4h, nous voila en vu du port, sauf qu’un petit malin de capitaine de ferry a défoncé un des deux quais avec son bateau (non mais sérieusement…) donc il n’y a plus qu’un quai en état, et il faut faire la queue… c’est donc 2h de plus qu’on passe sur le pont, mais la, y’a plus de soleil, il s’est couché, et le vent s’est levé, la temperature baisse de 15 degrès, et on passe 2h comme ça a se les geler. La journée commence à être bien longue. Une fois débarquée, nous voila embarqué en express dans une des navettes, une navette prévue pour 9 personnes, on est 16, plus les bagages calés entre les sièges, sous les gens, sur le toit (sans galerie, saucissonnés avec du fil de meule de foin), et c’est donc après l’équivalent d’un vol Kuala Lumpur – Paris qu’on finit notre voyage de 70km, totalement rincé. Il est 21h, on a aucun endroit ou dormir et tous les home stays d’ubud affichent des prix faramineux. On finit par tomber par hasard sur un petit balinais a moustache, qui a un faux air de Magnum avec le rire de Steve Urckle (curieux mélange), et il nous propose une chambre incroyable, pour un prix certes plus élevé qu’a l’accoutumée, mais après tout « life is for living » comme on dit, alors nous voila maintenant installé au frais dans notre chambre au lit King Fucking Size. Widia (Mr Magnum Urckel), a vraiment été notre sauveur, avec sa gentillesse balinaise, et son sourire reconfortant. Quand il nous a proposé de venir voir son home stay, nous étions vraiment épuisé, Lou avait une sacrée migraine,il était tard, et c’est un peu dépité qu’on est monté dans sa voiture pour aller voir sa chambre, sans savoir si c’était une belle arnaque ou non, et ô miracle, ca ne l’était pas du tout !
 et pour couronner le tout, on a trouvé un veritable supermarché (pas une superette ou le prix change selon la gueule du client et la profondeur de ses poches), un vrai supermarché, avec les prix affichés et pareils pour tout le monde ! oh bonheur ! on s’est fait super plaisir, on a trouvé du pain frais, du jambon et du fromage, et PAF, le casse croute qui tue arrosé d’une bière 3 fois moins cher que dans n’importe quel autre endroit, la journée se termine bien mieux qu’elle ne s’était déroulée !
On va rester ici un jour ou deux seulement, le temps de faire le Souk d’Ubud pour ramener des souvenirs aux amis Néo Zelandais, et ensuite on rejoint Fanch et Anna a Bingin pour nos derniers jours en Indonesie.
 
Kénavo.

mercredi 7 août 2013

Allah Wakbar, Allah Wakbar, Allah Wakbar, Allah Wakbar, Allah Wakbar, Allah Wakbar, ...

 
 
 
Je suis finalement retourné plonger avec les gars du club de Freediving, et j'ai pu descendre jusqu'aux 30m relativement facilement, a la bonne surprise des monos, généralement il faut un peu plus de technique (qu'on apprend au niveau 2) pour descendre a ces profondeurs, spécialement en ce qui concerne la decompression des oreilles, ou dans 90% des cas, la technique de Frenzel que j'utilise n'est plus suffisante a partir de 28/29m, mais la pas de soucis, donc ce fut encore une bonne expèrience, et j'ai déjà bien hate a la prochaine ou je tenterais les 35 / 40m, mais après ça il faudra vraiment que je passe au niveau 2 si je veux pas qu'un de mes tympans explose comme ce qui est arrivé a un collègue du club hier. Oups.
Sinon aujourd'hui session snorkelling, pour changer, aperçu quelques tortues et surtout un sea snake d'un bon mêtre, chose incroyable pour moi qui n'en avait vu que deux fois auparavant, et pas dans des conditions aussi idéales pour l'observer, malheuresement ma Go Pro a pas voulu s'allumer, panne de batterie, c'était le moment ! ducoup c'est un peu dégouté de pas avoir pu ramener de belles images pour montrer à Lou que je sors de l'eau, le temps d'aller manger et de retourner a la chambre chercher ma batterie de secours, et je retourne dans l'eau, dans le faible espoir de retomber sur le serpent. En début de session, je suis tombé sur pas moins de 17 tortues en 200m, une vraie reunion tuperware, y'en avais dans tout les coins de mon masque ! Et, plus tard, par une chance et un karma dont je ne doute maintenant absolument plus, je suis retombé sur le serpent, avec une batterie de Go Pro pleine, wouhou ! j'ai donc passé 30min a le suivre et a nager avec lui, ça avait pas l'air de le déranger le moins du monde, et même si son venin est mortel, il n'a montré aucun signe d'aggressivité, et est même venu proche de la caméra que je lui tendais, dans un élan de curiosité, bref, encore une super rencontre sous marine !
 
 
By Lou :
Me voila de nouveau sur pied pour écrire un petit article moi aussi!
hééééé oui il fallait s'en douter, sur 2 mois passé en indonésie , il fallait bien un moment avoir une petite intoxication alimentaire, ca serait pas marrant sinon!
C'était donc mon tour! bon j'ai eu de la chance dans ma malchance, parce que ca n'a pas duré si longtemps que ca, j'ai été KO vraiment deux jours. qui parraissent interminables !
bref j'avais envie de partager un petit plaisir qu'on a redécouvert depuis qu'on est a Gili Trawagan; le pain! et oui ici, tous les sandwichs sont servis dans du vrai pain, on voit le mot baguette inscrit sur tout les menus, meme avec un petit plat de pate on a un petit bout de pain, et en plus de ca , ce pain est super bon! (en disant ca je me rends compte qu'en faite, ce pain nous semble bon parce que depuis 8 mois maintenant le seul pain qu'on a manger c'est du pain de mie..)
Aprés avoir papoter avec une locale Guillaume a appris que c'est grace a un francais qui s'est installé ici et qui fournit tous les restos de l'ile en pain! alors Merci Charlie! ( avis aux apprentis boulanger en quete d'avenir fructueux sur ile paradisiaque!)
Bon cela dit, meme si manger du pain fait du bien au moral, notre budget alimentation explose un peu ici, difficile de trouver des petits warungs comme on en avait l'habitude a kuta lombok ou meme nusa lembongan, ou on mangeait pour 3 euros a deux avec des boissons. Ici, on tournait plus autour de 10 euros sans boissons, avant de trouver un resto qui faisait des offres spéciales et qui n'avait pas de taxes ou on s'en sort pour 6/7e.
La petite surprise ici c'est que la plupart des restaurants n'incluent pas les taxes du gouvernement (21%) et de service dans le prix (5-10%), du coup au moment de payer, le prix est netttemenet plus élevé. Donc si vous venez passer un bout de vacances ici, n'oubliez pas de regarder la petite note écrit un tout petit petit en bas du menu!
Aprés ma petite tourista et l'épisode petit warung qui sent la mort avec le poulet par terre, nous sommes comme qui dirait entré dans un phase, on en a un peu marre de la "local food", donc c'est un plaisir de manger de nouveau a l'occidentale..meme si on pourrait parier qu'en rentrant en nouvelle zelande, aprés 2 semaines de pates au thon on revera d'un bon nasi campur ou autres mie goreng! que voulez vous, la nature humaine ne serait pas d'etre inlassablement à la recherche de quelque chose de nouveau?
Gili Trawagan est de manière générale plus chère que Lombok, ou Nusa Lembongan.  L'ile se prette d'autant plus a la dépense, il y a des petits restos sympas, des bars sympas, des "cinémas" sur la plage, de jolies boutiques...Tout insite a dépenser et a se faire plaisirs ici, d'autant plus que la seule autre activité sur l'ile est la plage (pour LouiLoui) et le snorkelling (pour GuiGui). Beaucoup de touristes qui viennent en vacances ici ont un budget plus large que le notre, on se laisse donc un peu porter par ce flot. Demain nous partons loin de toute ces tentations, direction Gili Meno, la plus calme des 3 Gilis!
By Guillaume (bis)
On est le 7 aout, je crois que demain doit finir le ramadan, ici c’est la folie, tout les locaux ont branché leurs sono, et tous se relaient a hurler « allah wakbar », c’est plus du chant, c’est des hurlements dans des sonos qui saturent, evidement ils s’arrangent pour pas être en rythme avec leurs voisins qui font de même, ni la mosquée qui a la plus grosse sono, c’est un capharnaum pas possible, ça fait 2h que ça dure, dans 2h il est minuit, on espère qu’ils iront se coucher car le ramadan sera fini. J’espère vraiment que c’est la fin, parce que j’ai entendu des gens dirent que c’est comme ça jusqu’au 13, ce qui serait tout simplement insoutenable. Pour le plaisir j’ai enregistré un peu ce qu’on entend depuis la chambre pour vous le faire partager, je mettrais ça en ligne dès que possible. Tiens, je viens d’entendre un coup de feu, serais ce un occidental qui lache ses nerfs ? en attendant, on prie pour une coupure d’électricité générale a toute l’ile, plus de sono, inch’allah.
 
Ça y est, on est à Gili Meno, ici pas de mosquée, pas de muezzin, pas de Allah wakbar a repetition pendant 12h d’affilé. Le silence règne en maitre, un peu de brise marine pour faire baisser la temperature, on s’y sens bien ! ça a été la galère pour venir jusque la puisque contre toute attente aujourd ‘hui tout le monde a décidé de prendre des vacances, en fait c’était prévisible, c’est le jour du lendemain du ramadan, seulement ils ont prévenus personne, certains commerçant ont vendus des billets de bateau pour aujourd’hui, mais finalement ils ne bossent pas aujourd’hui… bref ce matin c’était le bordel au port, quand le même mec qui m’a assuré il y ‘a quelques jours que le 8 y’aurais pas de soucis pour prendre le bateau, m’annonce que finalement non, pas de bateau aujourd’hui, après l’atroce nuit qu’on avait passé j’ai bien cru que j’allais tout casser.  Mais nous y voila, enfin, la chambre est juste incroyable, une cabane sur pilotis posé sur le sable, parfait. On a croisé un Cobra ce matin, impressionnante bestiole qui venait de faire sa fete a une grosse grenouille.

dimanche 4 août 2013

"Parfois, il faut une bonne raison pour remonter" Jacques Mayol.

Les paragraphes ci dessous ont été écrits sur plusieurs jours, donc ça peut paraitre un peu bizarre dans la rédaction parfois.
 
départ de Kuta Lombok vers les 8h du matin, forcément a cette heure la les managers sont pas encore levé, donc on dit probablement définitivement adieu a toute excuse de leur part pour ce braquage, mais qu'importe, ON SE BARRE ! ça faisait longtemps qu'on avait pas ressenti un tel sentiment. Bref, nous voila en route direction Senggigi, retrouvé Hallil, on en profite pour changer de l'argent, pour ceux qui suivent le blog, ils se rappelerons de ce petit commerçant qui nous avais promis le meilleur taux et qui nous avait menti, on ne s'est pas fait avoir cette fois ci, et ça fait du bien au moral. Encore un peu de route vers le nord, et nous voila embarqué sur un petit public boat totalement surchargé, la traversée n'est pas longue, mais vu le bateau surchargé et la houle, bien trop longue pour Louison !
On arrive à Gili T, persuadé qu'on va se faire envahir de gens qui veulent nous vendre une chambre, quenini ! oh bonheur ! Il y'a qu'une seule personne qui nous offre une chambre a 200 000, on lui dit qu'on cherche a 100 000, il negocie a 120 000 direct, on va voir la chambre, effectivement, on comprend mieux pourquoi il a negocié aussi bas sans se battre un peu, un taudis immonde. Bon tanpis on repars, et voila qu'un jeune homme fort sympathique nous aborde, nous propose des champignons, de la weed, et une chambre, en voila un qui sait nous parler ! On va visiter son petit homestay de seulement 4 chambres, c'est plutot sympa, et pour seulement 100 000 a 5min de la plage, donc a ce prix la, tanpis pour les quelques cafards qui trainent. Sur la route pour visiter son homestay, Louison demande ou se trouve la mosquée "oh ! Are you Muslim?" "ah euh no, just to know...", on a pas osé lui dire que c'était juste pour le bordel du muezzin qu'on voulait savoir, bon finalement on oublie un peu cette donnée, et c'est que quelques heures plus tard, une fois installé qu'on se rend compte que la mosquée est dans le jardin d'a coté. Mais ça va, ici le Muezzin fait bien son boulot, il réveille ses copains a 3h du mat et 5h, mais après 5minutes de chant, il coupe son micro et continue a chanter sans l'aide des enceintes, en voila un Muezzin qu'il est sympa !
On est allé se ballader un peu le long de la plage, quel bonheur de marcher librement sans se faire harceler/agresser/reluquer, on peut marcher tranquille, discuter ou pas avec les locaux si on a envie ou non, ça repose. Il ya une petite nurserie de tortues de mer sur la plage, des centaines de bébés tortues qui pataugent, c'est super, les voila a l'abri des prédateurs, jusqu'a ce qu'elles atteignent l'age de 8mois, ou elle seront alors assez robuste pour affronter le grand bleu qui les attends a seulement quelques dizaines de metres.
On a commencé aussi notre premiere sortie Snorkel, wouhou ! Je m'attendais a avoir de l'eau un peu moins belle que l'an passé, puisque a la saison seche (maintenant), il ya enormement de vent tout le temps, alors qu'a la saison des pluies c'était pétole tout le temps, mais non, ici pas trop de vent, et l'eau est assez claire pour y voir a 20/25m. C'est donc dans de l'eau magnifique et chaude que Louison aura vu sa première tortue, ses 3 premières tortues même, entrain de paitre tranquillement dans le corail, quel bonheur de retrouver ça, ce sont vraiment des animaux magnifiques et paisibles, de vrais merveilles. On aura aussi aperçu un truc dont je peux pas dire le nom, mais pour ceux qui ont vu Océan de J.Perrin, dans la séquence de nuit, ya une bestiole qui creuse son trou et se bat avec un crabe qui lui veut du mal, et la bestiole lui colle une droite a la Mike Tyson et lui arrache une patte, bin c'est cette bestiole la que j'ai vu, au couché du soleil puisque c'est un animal nocturne, avec la nuit qui approche, les gros snappers et autres prédateurs sont aussi de sortie, on est également tombé sur un serpent de mer dans 30cm d'eau, j'ai failli poser ma main dessus par inadvertance, je suis bien content de pas l'avoir fait, finir aux urgences le premier jour sur les Gilis, c'était pas au programme.
Le soir on a mangé a un marché nocturne, l'ambiance y est super, il y a plein de petites échoppes locales avec leur petites remorques qui font un peu de tout et beaucoup de n'importe quoi, a des prix raisonnables, c'était sympa, pendant un instant on se serait crut au festival interceltique.
Un peu plus tard on est tombé sur un cinéma en plein air, des canapés et matelas posé a même le sable de la plage, avec une grande bache blanche tendu entre deux cocotiers, et un retroprojecteur posé sur une caisse de Bintang, et ce soir au programme c'est The Hangover Part III ! ça tombe bien, on avait pas pu allez le voir en Nouvelle Zelande vu le prix du cinéma la bas, ici c'est 5e, bière incluse, alors on se lâche, un cinéma sur une plage paradisiaque sous les étoiles de l'hemisphère sud, ça arrive pas souvent.
Bref, voila le résumé de notre premier jour sur Gili T, et on se sent bien ,on se sent mieux que durant les 15 derniers jours, pourvu que ça dure!
Un petit mot rapide pour résumer le deuxieme jour, journée snorkelling encore une fois, des tortues de partout et même une petite murène, au top. Par contre ça y est, Louison est malade, c’est son tour ! pas très drole comme situation, mais du coup on va encore une fois faire péter la banque (c’est marrant, depuis qu’on s’est fait volé 200$ on regarde beaucoup moins a la dépense, ça posera des problèmes d’ici quelques temps, mais fuck it) ; pour manger dans un resto ou les gens savent cuisiner, et avec un minimum d’hygiène, parce que notre dernier repas dans un Warung de local, le poulet cru était étalé par terre et couvert de mouche avant qu’elle le mette dans la poele, autant dire qu’après avoir vu ça on a rien mangé.
La vie est un peu plus cher partout ici, pour le même plat habituellement a 1$, ici il faut débourser 3 ou 4$, certains produits ont doublé, en fait tout ce que les occidentaux aiment bien, y’a tellement de touriste ici qu’ils ont doublé voir triplé le prix d’un coca par exemple, ou d’un paquet de chips, un peu plus tot dans la journée je suis parti avec 200 000 en poche, une fortune ! avec ça on peut faire 2 plongées bouteilles, donc je suis parti avec tout cet argent dans l’espoir d’acheter de la crème solaire et du dentifrice, j’ai dû abandonner le dentifrice, pour la même crème acheter 4$ y’a deux semaines, ici c’est 30$, je demande la raison au vendeur « transport my friend ! » bah dis donc, il doit venir en speed boat privé le pot de crème solaire ! finalement après avoir fouiné j’ai trouvé ce qui ressemble a de la crème solaire un peu périmée pour 15$, et pour le dentifrice, faudra repasser, j’avais pas les 10$ demandé ! J’espère qu’après avoir investi dans ce dentifrice, j’aurais le même sourire que celui du vendeur avait en m’annonçant le prix.
3eme jour, Louison a toujours aussi mal au ventre, du coup direction la « clinique » locale pour moi de bon matin, ayant quelques problèmes de décompression depuis quelques semaines quand je vais plonger, je me dis que j’vais en profiter de voir un médecin pour qu’il m’enlève la merde qui doit me bloquer l’oreille. J’arrive sur place, parfait y’a personne, y’a généralement une file d’occidentaux dans le même cas que Lou qui attendent pour leur médicament dans ce genre de clinique. J’explique le problème de Lou, le mec me file les médocs, puis je lui explique mon problème, il me propose de m’examiner, j’accepte bien volontiers, après quelques secondes de trifouillage il m’annonce que effectivement, y’a bien une merde qui m’obstrue l’oreille gauche, et que si je veux, il peut l’enlever. Je lui demande le prix de la prestation, « 300 000rp, ah oui, et pour avoir regardé, c’était 250 000 », ah bon, allons y alors ! Du coup, 5min chez le medecin, on s’en sort pour une facture de 80euros, on trouvait que les medecins australiens et néo zelandais s’en mettaient plein les poches a 70$ la consultation, mais finalement, vu leur niveau de vie et le niveau de vie ici en Indo, ce medecin gagne environ 6 a 7 fois plus qu’un medecin Neo Zelandais, a l’aise le mec ! Enfin, Louison a ses ptits médocs, et j’aurais plus de problèmes dans les plongées a venir, le confort a un coup.
Maintenant que Louison a ses médicaments, le médecin a bien précisé, du repos, beaucoup de repos. Damned. Depuis la prière de midi, la mosquée d’a côté n’a pas arreté une seconde de hurler, c’est même plus des chants, d’ailleurs, la il est 21h, certains sont a la mosquée depuis 5h ce matin, et maintenant qu’il fait nuit, c’est l’heure des festivités gastronomique, ducoup les fidèles se relaient et ça se goinfre devant la mosquée, et ça bois, non pas de l’eau, mais de la bière (c’est bien la peine de passer sa journée a la mosquée pour picoler de la bière devant la porte en fumant un gros pétard), a tout va, et cette rotation s’effectue depuis bientôt 3h, ducoup tout le monde a bu son coup, et maintenant ils chantent en groupe dans le micro, a moitié saoul, on se croirait a un mauvais karaoké de la tranche sur mer un soir du 14 juillet, en pire quand même puisqu’ils s’obstinent a chanter en arabe, et aucun d’eux ne parle ni ne comprend l’arabe. Normalement ça doit continuer jusqu’à minuit, et on devrait avoir une pause en minuit et 3h, ou Louison aura interet a trouver le sommeil si elle veut suivre les indications du médecin, et demain c’est vendredi, jour des enfants apprenti muezzin, qui sont encore en train d’apprendre a parler et non hurler dans le micro et comment eviter les larsens qui font trembler les vitres de temps en temps. D’ailleurs tout ce folklore nous fais penser qu’être athée, ou autre chose que musulman dans un pays a 90% musulman, ça doit pas être facile, surtout en periode de ramadan, tu peux pas passer à côté ni faire semblant de pas l’entendre. Quand on vois qu’en France, pays laique, certaines personnes ralent contre les cloches des eglises qui sonnent toutes les heures, ça ferait un sacrée barouf si d’un coup nos curés a calvitie investissaient dans une sono de fête foraine pour faire la messe en latin a midi, 15h, de 17h a 23h, 3h et 5h du mat’ ! Enfin bon, même si c’est très bruyant ici et un peu ennuyeux pour que Louison aille mieux, les gens du coin nous sont beaucoup plus sympathique qu’a Lombok, ils sont plus ouvert et chaleureux, et moins en chien aussi, plus de regards salace, ni de remarque déplacées, ça fait du bien, et quand on essaye de parler leur langue, ils s’amusent de nous voir essayer, et ne se foutent plus de notre gueule en nous pointant du doigt, ça aussi c’est plus chouette.
03/08/2013
Deux super journées viennent de se terminer pour moi, une formation de deux jours pour être diplomé du Freediver SSI level 1, pour ceux qui se demandent ce que c’est que du Freediving, en France on appellerait ça de l’apnée a priori, et vous imaginez pas que j’ai passé deux jours la tete dans une baignoire a compter combien de temps je reste sous l’eau avec ma montre flik flak, rappelez vous plutôt du Grand Bleu, c’est ça, le Freediving. Le niveau 1 permet d’apprendre les bases pour pouvoir s’entrainer et progresser en utilisant les bonnes techniques de relaxation, de nage et de comprendre les réactions physiques qui interviennent sous l’eau, c’est vraiment super interessant, un peu de théorie, un peu d’exercice de relaxation et de techniques de respiration, et zou, a la flotte, nous voila au large des Gilis, plusieurs bouées sont installés, avec une corde qui descend de chacune d’entre elle dans le grand bleu, a différentes profondeur. Pour la notre, celle des débutants, le premier jour on s’est contenté de descendre a 10m, pour apprendre a descendre correctement et surtout reussir a « egaliser » ou decompresser ses oreilles de la bonne manière, car c’est la plus grand diffculté de tout les Freediver a partir d’une certaine profondeur, plus encore que de retenir son souffle tout du long. A vrai dire ça se fait même naturellement, on se rend même pas compte qu’on retient son souffle si on se concentre bien sur ce qu’on ressent et sur ce qui nous entoure, les sensations etc… On a egalement appris les règles de sécu de base, entre autres : comment secourir quelqu’un qui fait un Black Out. Et aujourd’hui on s’est plongé encore un peu plus dans le technique, la sensation est absolument fantastique, si sur les 5 premiers mètres il faut palmer relativement « fort » pour descendre, a partir de 10m, le MDR (Mammalian Dive Reflex, le même reflex qui fait qu’une otarie, un dauphin ou tout autre mammifère marin arrive a retenir son souffle) se fait de plus en plus sentir, on sent son cœur se ralentir, le sang qui quitte les extrêmités pour venir se concentrer dans le cœur et les poumons, les membres se font plus léger, la descente se fait plus naturellement, vers les 15m, on a plus besoin de faire aucun effort pour descendre, c’est de la chute libre totale le long de la corde, seule repère de haut et bas, c’est une sensation incomparable. La plus belle sensation a mes yeux est lorsqu’on arrive en bas de la corde, on se retourne, et la chute libre s’atténue, on se retrouve alors la, en bas, a 24m de profondeur en ce qui me concerne, seul au monde, enfin avec un mono pour moi, et il y a… rien. Du Bleu, partout, du Bleu qui s’enfonce dans les profondeurs et s’etend de tout côté, par une chance incroyable (comme d’hab, Karma Nature) des baleines sont passés a ce moment a quelques centaines de mètres de nous, et si nous n’avons pas pu les voir, nous les avons entendu chanter, une fois en bas, en apesanteur, on ressent absolument tout ce qui se passe en nous de manière passive, le temps s’arrête, il n’y a plus de haut ni de bas dès qu’on quitte la corde des yeux, et comme Jacques Mayol disait « parfois, il faut une bonne raison pour remonter », bon pour moi la raison a été vite trouvée, après pas loin de 2min de descente et de contemplation, mon cerveau m’a bien fait comprendre qu’il fallait penser à remonter, et s’entrainer un peu plus si je voulais pouvoir rester 6 ou 7min comme le gars qui était la avec moi. On a effectué plusieurs plongées, révisé les techniques de sauvetage, et après un petit exam me voila diplomé Freediver SSI 1 (SSI, c’est un peu comme le PADI mais sans les bouteilles), je sais déjà que dès que l’occasion se presentera, je me lancerais dans le niveau 2 pour apprendre des techniques de decompression de grandes profondeurs et apprendre de nouvelles techniques de relaxation nécessaire pour descendre sous la barre des 30m, qui sais, ptet qu’un jour je plongerais comme mon pote Rune, le mono, a 90m de profondeur, le tout sans masque ni combi, pour « tout ressentir ». Après la session au large on s’est dirigé vers une épave de 50m de long, coulée par 13m de profondeur, après quelques plongées pour en faire le tour, et après lui avoir certifié que je me sentait suffisamment à l’aise et confiant, j’ai décidé de suivre mon pote Rune a l’intérieur, on est entré par un trou dans la coque, descendu dans la salle des machines, remonté dans une autre salle, ou l’on est sorti de l’épave par un petit hublot, absolument incroyable ! Il y’a deux jours j’aurais été incapable de faire ça, c’est vraiment une chance d’avoir pu réaliser ça, même si ce fut bref, pas plus de 2min, la ballade valait le coup, pour les images, j’y retournerais bientôt avec la Go Pro, et si je me sens suffisamment a l’aise je retenterais la traversée. Demain on retourne avec quelques autres gars du club, plonger sur la barrière de corail au nord de l’ile, et d’ici deux ou trois jours je retournerais en pleine mer, pour tenter de descendre aux 30m.
A part tout ça, Louison va mieux, elle a enfin assez de force pour aller se promener et faire trempette, et on a fait la connaissance de deux Français, le cliché typique de Paris, ça nous a bien fait rire parce qu’on s’est retrouvé au restaurant a discuter avec eux et d’autres etrangers du monde entier, et ils ont vraiment le chic pour paraitre bizarre a tout le monde, entre la nana qui loge dans une chambre du côté friqué de l’ile et qui se plaint d’une « Bestiole qui nous reveille la nuit en faisant enormement de bruit du style « geckoooo », alors que tout les autres voyageurs présents voyagent a pas cher, et donc logent tous a moins de 20m de la mosquée et du muezzin en plein ramadan, et son mec qui comprend pas pourquoi j’ai jamais eu envie de chercher du travail a Paris, et que quand je lui dis que je suis plus quelqu’un qui a besoin de vivre près de la mer il me répond « oui mais bon, entre vivre à Paris et dans un petit village perdu… » et la PAF ! on était dans le vif du sujet, dans l’élite du Parisien persuadé qu’autour de la grande douve qui entoure l’ile de France, c’est le monde sauvage ». Bien marrant surtout quand les autres étrangers à table ont déjà visité la France, probablement même plus que ces petits bobos, et en ont leurs propre idées bien plus réalistes. Enfin, ça fait du bien de rencontrer des Français comme ça, parce quand on rencontre des Bretons « trop » sympas, on a envie de rentrer avec eux pour ce faire une raclette, et ça rend triste, tandis que la on se rend compte a quel point on est chanceux de vivre entre l’Australie et la Nouvelle Zélande !
Kenavo

lundi 29 juillet 2013

se faire enfiler oui, mais avec un peu de lubrifiant c'est trop demander?

Wouhou ! c'est encore nous !
Et oui, déjà, on en profite que c'est encore tout chaud pour raconter,

Hier soir donc, notre "ami" Tuna rapplique, pour reclamer le fruit de son racket. Heureusement cette fois IL est tout seul, et nous sommes deux, les locaux ont pour l'habitude de jamais écouter une femme, mais la il a pas trop eu le choix, c'est qu'il faut pas pousser le bouchon trop loin avec Louiloui. Donc il recommence tout son barratin, comme quoi ça coute bien 1 000 000 de roupies (100e) de repeindre la rayue de 1cm de diametre sur sa poignée de frein. Quenini. Il devait pas s'attendre a notre plaidoirie, le voila tout penaud lorsqu'on lui contre balance ses propres arguments dans la tronche, prouvant qu'aucun d'eux ne tiens la route, finalement, il accepte de nous lacher pour la modique somme de 150 000rp (15e), ça fait toujours chier de donner des sous a une raclure, mais au moins on est plus aux 100e initiaux.
C'est donc tout ragaillardi qu'on décide de faire péter la banque, et d'aller dans un vrai "resto", manger un burger et boire de la bière, d'habitude on évite, ça explose le budget, mais la on viens quand même "d'economiser" une sacrée somme. Nous voila débarassé de notre problème majeur, ho bonheur !
C'est donc le sourire aux lèvres qu'on se reveille ce matin, la houle est bien présente, et pour encore une fois fêter notre victoire de la veille, après une courte concertation, Lou accepte que je pique 50 000rp (5e) pour louer une board et une paire de palmes afin d'en profiter. Après quelques minutes de recherche, je fini par trouver une vieilles novy PE avec le stringer brisé, 3 trous de tournevis dans le deck et le rail de gauche manquant, dans un shop, un leash détendu dans un autre, et une vieille paire de palmes hydro trop petite dans un troisième shop. On pars sur le champs direction Maui, en esperant que le vent soit pas trop dedans, et la houle aussi calé que d'habitude.
Après s'etre fait gentiment rackété de 10 000rp a l'entrée du spot, constat: la houle est bien la, mais c'est bien la seule. Les vagues sont tellement grosses que personne n'est a l'eau, la marée est encore très basse, des sets de 3m se brisent sur les 30cm d'eau qui couvre le corail. J'attend un peu que la marée monte, le jus a l'air dingue, mais maintenant que j'ai loué une planche, je vais pas raté ça, zou a la flotte. Effectivement, le jus est incroyablement puissant, super pour remonter au peak, mais faut pas ramer comme une danseuse quand il s'agit de sortir de l'ascenseur, sous peine de se retrouver a 500m au large. Me voila au peak, les sets sont immenses, on est 4 a l'eau, y'a que des gauches a surfer, les droites ferment sur toute la longueur de la baie jusqu'à la falaise, dans un barrouf d'enfer. Je prend 20 bonnes minutes avant de me lancer, histoire de bien calculer ou se placer sans prendre un set fantome de 3m50 dans la tronche. Une fois lancé, y'a tellement peu de monde dans l'eau, qu'a peine remonté au peak on peut repartir pour un tour sur cette gauche d'enfer. J'aurais eu mon quotat de vagues sympa, et une bombe qui m'a remboursé la session, une gauche de 8/9pieds qui creuse et ouvre tout le long, malgrès le rail manquant a ma board, je me debrouille pour pas decrocher et m'enfile ce qui doit etre un des plus gros barrels de ma modeste carrière de surfeur. Youpi !

Après ces 2 courtes mais intensives heures à l'eau, on repars pour Kuta, avant de tomber en panne d'essence on s'arrête a un de ces warungs sur le bord de la route, qui vend du petrole dans des bouteilles d'Absolut vodka. Une bande de gamins se ruent sur nous, cette même situation à Bali serait des plus sympathiques, ici ont a l'impression de se retrouver en face d'une meute de chiens enragés, ils nous hurlent dessus dans leur langue, nous ordonne de leur donner des sous, lorsque Louison ouvre son sac, ils se jettent sur son portefeuille en esperant grappiller un petit billet, a peine ouvert le coffre du scoot, ils se ruent dessus pour voir ce qu'il y a a voler dedans, pas de bol, des paquets de ca'ouette vide, y'en a même un qui a essayé de repartir avec les papiers du scooter ! Alors que Louison croule sous les gosses qui ne la ménagent pas, je leur ordonne de se casser et de la fermer, un petit malin profite alors que j'ai le dos tourné pour essayer de me piquer ma board. Par chance, une adulte arrive, ça doit etre la maman d'un des chtars, elle va les calmer, rien du tout! la voila qui rigole de les voir essayer de nous depouiller, et qu'elle se met a nous parler comme a son chien, bordel de merde mais on est ou la?!! Les voila qui sont sur le point de ruiner notre capital bonne humeur de la journée, on repars en scoot illico, sous les insultes et les jets de batons. Sympa.

On arrive a notre homestay, le Kuta Baru (c'est important de le préciser), et quelle surprise de retrouver dans notre chambre pourtant fermée a clef, un magasine local posé sur le lit, près du sac ou on garde notre cash, Louison recompte nos dollars, il en manque 200. BONHEUR ! On a été super fier de nous de pas s'etre trop laissé enfiler la veille, et voila qu'on nous la met encore plus profond, nous allégeant de notre budget pour les deux semaines a venir.
La manageuse du homestay n'es pas encore la, donc on patiente, une fois arrivée, on va directement lui annoncer le problème, et voila qu'elle nous reproche d'avoir dit ça devant tout les autres clients! Au contraire, les autres clients ont le droit de savoir que le staff de l'hotel est une bande de voleurs, on est plutôt content de notre coup, au moins même si on récupèra jamais nos sous, on l'a un peu embarassé devant tout le monde. Elle appelle un des patrons, qui met du temps a comprendre, et nous promet d'aller parler au staff pour essayer de trouver qui a fait le coup. Au hasard comme par hasard, ce vol survient alors que nous avons prévenu tout le monde que demain, 8h, on décolle d'ici direction d'autres cieux, ça tombe plutôt à pic, non?
Quelques heures plus tard, la manager reviens en nous annonçant que celui qui a nettoyé notre chambre cet apres midi et quelqu'un de toute confiance, c'est marrant, la dernière fois qu'on m'a parlé de quelqu'un de toute confiance, c'est celui qui nous a arnaqué avec le scoot. Bref, ça arrange tout le monde qu'on se barre demain, les voila bien débarassé d'un probleme, et le voleur aura bien calculé son coup et récupéré un sacrée pour-boire! ça fait plus de 1 800 000rp dont on viens de nous alleger.

Bref, encore un coup de gueule, mais y'en a ras le cul. Si vous venez à Lombok, profitez des paysages, évitez le ramadan, surveillez vos poches, sacs, chambre d'hotel, et ne faites confiance a absolument personne.
Egalement, en préparant votre budget voyage, prévoyez une réserve "arnaque", en gros, doublez ce que vous espèriez dépenser, et prévoyez votre propre tube de vaseline.

Allez, on se détend.